Ils étaient plus d’une centaine de fidèles ou d’adhérents de la Microfinance non agréée ’’Nduza’’ venus dans la matinée de ce 6 avril devant le Parquet général de la République pour faire un sit-in.

La plupart d’entre eux disent que c’est pour manifester leur mécontentement et exprimer leur protestation après l’arrestation de leurs leaders, deux pasteurs et une trésorière, des représentants de cette microfinance qualifié d’illégale par la police.

Ce n’est pas tout comme reproche, ils sont accusés d’escroquerie en pyramide et avaient déjà collecté un milliard de francs burundais et s’apprêteraient à fuir le pays avec ce pactole d’autant plus qu’ils ont tenté d’envoyer un complice pour un retrait de 200 millions de francs burundais, étant déjà au cachot.

Même si certains adhérents de cette microfinance semblent inquiets du sort de leurs économies confiées à ces deux pasteurs d’autres ne tarissent pas d’éloges pour ces derniers.
Ces fidèles ou adhérents de cette microfinance illégale vont même loin, ils réclament la libération de leurs leaders : « Qu’on les laisse poursuivre leur travail, personne n’est allé se plaindre ou intenter un procès contre eux, arguant qu’il n’a pas reçu son dû »

Selon ces derniers, s’il y a des documents qui manquent pour opérer comme une microfinance, qu’on les leur accorde. « Mais de grâce que cette microfinance ne soit pas fermée ».

Jusqu’à présent, la plupart des fidèles ou adhérents de cette microfinance pratiquant le système pyramidal appelé aussi système de Ponzi parlent en bien de leurs pasteurs : « Des fois ce sont eux qui vous appellent pour vous demander de vous présenter afin de prendre votre argent, plus les bénéfices générés en deux ou trois mois ».

Signalons que la police met en garde la population contre ce genre d’affaire, elle demande aux adhérents de cette microfinance illégale de s’adresser au Parquet de Mukaza pour réclamer leur argent. Il a été saisi par la police.

Source: IWACU Burundi

By pr.web

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