Les jeunes Batwa lauréats des humanités générales, techniques et pédagogiques de la province de Bururi demandent d’être soutenus financièrement pour embrasser l’enseignement supérieur privé afin d’aboutir à une vraie promotion des Batwa.

Ils sont estimés à plus d’une dizaine. Des jeunes Batwa qui ont terminé leurs études secondaires mais qui sont bloqués chez eux faute de moyens de se payer l’enseignement supérieur privé. Selon Estella Niyogushima, une élève Mutwa qui vient de terminer ses humanités au Lycée communal de Bururi, ce sont surtout des jeunes Batwa qui n’ont pas réussi aux examens d’Etat qui sont confrontés à ce problème parce que leurs familles sont démunies alors que l’enseignement supérieur privé coûte cher. Elle demande au gouvernement, à travers le ministère de la Solidarité nationale, de les appuyer afin qu’ils accèdent comme d’autres jeunes Burundais à l’enseignement supérieur. Elle lance le même appel aux ONG locales et internationales qui militent pour la promotion de l’éducation inclusive, équitable et de qualité de tout faire pour que ces élèves Batwa puissent poursuivre le cursus universitaire.

« Le taux d’abandon a fortement baissé »

Cette lauréate des humanités dans la section Langue au Lycée communale de Bururi indique que le taux d’abandon des élèves Batwa à l’école a fortement baissé en province de Bururi car ils ont la référence de leurs aînés qui sont à l’Université du Burundi. Elle remercie la contribution de la coalition Bafashebige dans le maintien des élèves Batwa dans cette province. Cette dernière a mené des sensibilisations à l’endroit de la communauté Batwa, des autorités scolaires , administratives et des confessions religieuses pour une éducation inclusive, équitable et de qualité en mettant un accent sur les enfants marginalisés dont des Batwa, des albinos, des enfant vivant avec handicap, des rapatriés, et des enfants issus des familles vulnérables.

Selon Patrick Congera, représentant de l’association Unissons-nous pour la promotion des Batwa « Uniproba »,
le problème d’accès à l’école n’est pas aujourd’hui une préoccupation, mais leur maintien à l’école. Mais il y a encore quelques cas d’abandon des élèves Batwa dus surtout à la pauvreté. Il lance un appel au PAM, en collaboration avec le ministère de l’éducation nationale, d’implanter des cantines scolaires dans certaines écoles où s’observent quelques cas d’abandon pour permettre à ces élèves d’avoir accès à la nourriture à midi.

Certains parents Batwa demandent au gouvernement d’avoir leurs propriétés foncières afin de trouver une solution durable à ce problème qui pousse certains élèves Batwa à abandonner l’école. Il donne l’exemple de certains Batwa de la commune de Songa qui ont des terres et des vaches qui n’ont plus de soucis de la scolarisation de leurs enfants.
Les sources proches de la direction provinciale de l’éducation confirment la baisse du taux d’abandons des Batwa à cause des réunions de sensibilisation menées à l’endroit de la communauté Batwa.
Signalons qu’aujourd’hui les jeunes Batwa s’enrôlent dans l’armée et la police et passent des tests de recrutement dans plusieurs domaines comme d’autres jeunes.


Source: IWACU Burundi

By pr.web

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