Les voyageurs qui se rendent dans différents coins du pays dénoncent la hausse en cascade du prix du ticket de transport suite au manque de carburant. Ils réclament la régulation des prix. Les transporteurs, quant à eux, demandent à l’autorité concernée de rehausser le coût du carburant et de rendre disponible ce dernier.

Il est 9h. Lundi 11 avril. Au parking de Cotebu, en mairie de Bujumbura. Des passagers, sacs à dos ou valises sur la tête, courent derrière les bus. Ils se bousculent et se donnent des coups de coudes.

« Actuellement prendre le bus est un casse-tête. Le ticket a monté. Moi, j’habite à Nyamitanga, commune Buganda, province Cibitoke. Habituellement, je payais 2 mille BIF, mais maintenant, on vient de me dire que le ticket est revenu à 4 mille BIF et c’est non négociable », se lamente une passagère, enfant au dos et valise sur la tête.
Elle fait savoir qu’elle a raté son voyage vers Kayanza par manque de bus et d’argent. « Je devrais monter à Kayanza hier pour une cérémonie de levée de deuil définitive, mais j’ai manqué de bus ».

Mêmes lamentations pour B.K. originaire de la commune Mugina. Pour elle, la situation devient de plus en plus intenable. « Avant la pénurie du carburant, je payais 5 mille BIF pour arriver au marché de Nyeshenza. Aujourd’hui, le ticket varie entre 7 mille et 8 mille BIF. J’ai même payé 12 mille BIF jeudi passé ».

Situation similaire pour les élèves qui partent en vacances. « Je suis élève. Je pars en vacances à Bukeye. Le ticket de transport a doublé. Habituellement, je payais 4 mille BIF mais maintenant, on vient de demander 8 mille BIF. Mes parents m’avaient envoyé seulement 6 mille BIF. Je ne sais pas sur quel pied danser », se désole N.K, élève au lycée de Ngagara rencontré au parking.

Le carburant est devenu rare et cher

Le problème devient de plus en plus épineux puisque même ces bus sont introuvables sur les parkings. Selon les passagers, les chauffeurs se cachent derrière cette pénurie du carburant et montent le prix du ticket comme ils l’entendent. Ils demandent au gouvernement de réguler le transport.

« C’est normal que le prix du ticket monte parce que le carburant est introuvable. Hier j’ai acheté un bidon d’essence de 20l à 120 mille BIF », se justifient certains chauffeurs.

Ces derniers dénoncent le désordre et la spéculation qui s’observent sur les stations-services. « Certains pompistes et policiers exigent des pots de vin pour être servi ».

Ces chauffeurs demandent au gouvernement de revoir à la hausse le prix du carburant et de rendre disponible ce produit.

Source: IWACU Burundi

By pr.web

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