Dans une allocution filmée et diffusée sur la télévision nationale ce 4 novembre, le président congolais Félix Tshisekedi a une fois de plus accusé le Rwanda d’avoir agressé son pays sous couvert du M23 en mettant en garde « tous les traîtres et autres brebis galeuses qui servent les intérêts de l’ennemi ».

Selon Actualité.Cd, le président de la RDC a invité les jeunes à s’organiser « en groupe de vigilance », en vue d’appuyer, d’accompagner et de soutenir les forces de défense et de sécurité dans l’accomplissement de leur mission. Il a aussi encouragé les jeunes à s’enrôler massivement dans l’armée.

« Au moment où je fais cette adresse, nos agresseurs occupent certaines localités dans le territoire de Rutshuru occasionnant ainsi un drame humanitaire avec plus de 200 mille compatriotes forcés de fuir les affres terroristes dans les zones de combats », a-t-il déclaré.

Il a regretté que la paix et la sécurité ne soient pas au rendez-vous dans l’est de la RDC : « La guerre qui nous est imposée par nos voisins exige de chacun de nous des sacrifices. C’est le moment de taire nos divergences politiques pour défendre tous rassemblés, notre mère patrie ».

Le président Tshisekedi a appelé les jeunes qui en ont la vocation de s’enrôler massivement dans les forces armées : « Je réitère l’instruction faite au Chef d’Etat Major Général d’accélérer à cet effet la mise en place des centres de recrutement à travers les vingt-six provinces que compte notre pays ».

Le Chef d’Etat congolais Félix Tshisekedi a aussi accusé le Rwanda de vouloir s’approprier des minerais de la RDC à travers ses ambitions expansionnistes. Il a réitéré son opinion selon laquelle, la déstabilisation de la partie est de la RDC est l’œuvre du pays des mille collines sous couvert du M23, écrit Actualité.Cd.

« Sous la fallacieuse accusation de soutien des FARDC aux FDLR, le Rwanda a en réalité des velléités expansionnistes avec comme intérêt principal l’appropriation de nos minerais et pour ce faire, il s’active à déstabiliser l’est du Congo pour créer une zone de non-droit en vue d’assouvir ses appétits criminels », a-t-il souligné.

Rwanda : La diaspora congolaise soutient un « dialogue sincère » pour mettre fin aux tensions

Selon The New times, la diaspora congolaise se dit « très préoccupée » par l’escalade des tensions entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Elle réaffirme l’importance d’un dialogue sincère basé sur des questions de fond qui sont à la base de la méfiance et des tensions entre les gouvernements.

« La diaspora congolaise au Rwanda félicite le peuple rwandais qui, malgré la situation que vit sa communauté en RDC, nous accorde toujours son hospitalité », lit-on dans le communiqué signé par Raymond Awazi Bohwa, représentant légal de la diaspora congolaise au Rwanda.

En outre, elle appelle tous les Congolais et Rwandais à « rompre la défiance qui impacte négativement nos relations et à poursuivre le chemin d’une fraternité réelle basée sur notre commune identité africaine en plaçant le dialogue et la confiance au premier plan pour l’intérêt de tous ».

L’organisation indique qu’elle soutient la mise en œuvre « stricte » des résolutions de Nairobi et de Luanda qui visent à résoudre pacifiquement la crise sécuritaire dans l’est de la RDC. Et de remercier les autorités rwandaises pour la tranquillité, l’intégration facile et les opportunités dont elle reste bénéficiaire malgré les tensions entre la RDC et le Rwanda.

D’après The New Times, le gouvernement congolais a récemment expulsé l’ambassadeur du Rwanda à Kinshasa, une décision que Kigali a qualifiée de « regrettable ».

RDC-Ouganda : Des congolais accusent l’Ouganda de soutenir les rebelles du M23

Un groupe de parlementaires congolais et d’activistes de la société civile ont demandé au président Félix Tshisekedi de rompre les relations diplomatiques avec l’Ouganda, l’accusant de soutenir l’avancée des rebelles du M23. Ils veulent également que Kinshasa mette fin à l’offensive militaire conjointe des Forces armées congolaises (FARDC) et celles de l’Ouganda (UPDF), baptisée Shujaa, lancée en novembre dernier pour anéantir les Forces démocratiques alliées (ADF), révèle Daily Monitor.

« De l’autre côté à Rutshuru, l’Ouganda aide les rebelles du M23 aux côtés du Rwanda, mais quand vous venez ici dans le territoire de Beni, il y a une sorte d’hypocrisie », a indiqué Pepin Kavota, président de la société civile à Beni.

A Kampala, le ministre d’Etat des Affaires étrangères, Henry Oryem Okello, a rejeté les allégations selon lesquelles l’Ouganda soutient les rebelles de M23, les qualifiant de « foutaises » et non étayées par des preuves.

Selon lui, un Congo pacifique est bénéfique pour l’Ouganda : « Ces (accusateurs) recherchent l’attention. Ils devraient faire des recherches et apporter des preuves… L’Ouganda ne soutient pas le M23. Il recherche la paix totale dans l’est de la RDC ».

Kenya : Des députés soulèvent des préoccupations sur le déploiement des troupes en RDC

Les législateurs kényans ont soulevé des inquiétudes sur la légalité du déploiement de troupes en République démocratique du Congo (RDC) sans l’approbation du parlement, écrit The East African.

Selon le député élu dans la circonscription de Tiaty, William Kamket, la lettre du ministre de la Défense Aden Duale est parvenue à la Chambre ce 2 novembre après-midi alors que le président William Ruto avait envoyé les troupes en RDC la veille.

« Je voudrais savoir ce qui vient en premier, car les militaires ont été mis en service hier (mercredi) et le ministre a communiqué aujourd’hui (jeudi). Le Parlement va-t-il donc faire un examen a posteriori de ce qui s’est déjà passé ou quel est le rôle du Parlement ? », demande le député Kamket.

L’article 240 (8) de la constitution kényane stipule que le Conseil de sécurité nationale, avec l’approbation du Parlement, déploie des troupes à l’extérieur du Kenya pour des opérations de maintien de la paix.

En réponse, le président de l’Assemblée nationale, Moses Wetang’ula, a déclaré que la lettre du ministre de la Défense est parvenue au Parlement ce 2 novembre matin : « Dans tous les cas, le déploiement de troupes dans une situation d’urgence n’est pas une promenade mais une urgence et le rôle du parlement est d’approuver le déploiement avant ou après tant qu’il peut aider à faire face à la situation tel que souhaité par le pays ».

Dans sa lettre, le ministre de la Défense a demandé au Parlement d’approuver le déploiement rapide du personnel des forces de défense du Kenya dans la force régionale de la Communauté de l’Afrique de l’Est en RDC pour les opérations de maintien de la paix.

Le M23 salue les efforts de paix du Kenya et accuse Kinshasa d’être responsable de la guerre au Nord-Kivu

Dans un communiqué du 3 novembre 2022, le porte-parole du mouvement M23, Lawrence Kanyuka, a salué le rôle du Kenya dans la recherche de la paix dans l’est du Congo, mais a blâmé le gouvernement de Kinshasa pour la violence dans la région, confie Nation.

« Le M23 exprime une fois de plus sa gratitude à la République du Kenya et à son peuple pour le récent processus de paix en RDC qui s’est tenu à Nairobi, soutenu par l’Union africaine, les Nations Unies et la Communauté de l’Afrique de l’est », lit-on dans le communiqué.

D’après les différents accords signés et les processus de paix tenus au Kenya, fait-il savoir, on doit reconnaître que le Kenya fait partie des pays qui connaissent les causes profondes des conflits en RDC.

M23 nie avoir tué des civils comme l’affirme Human Rights Watch, qui a déclaré que le mouvement avait sommairement tué au moins 29 civils depuis mi-juin 2022 dans les zones sous leur contrôle : « Le mouvement M23 n’a jamais pris pour cible des populations civiles ni massacré qui que ce soit ».

Cependant, le M23 se dit préoccupé par la manière dont l’EAC s’acquittera de son mandat de paix avec des « discours de haine et de propagande diffusés par le gouvernement congolais ».

Selon Nation, le groupe rebelle a attaqué le gouvernement de la RDC, l’accusant de corruption, de xénophobie, de politique d’exclusion, de mentalité de génocide et de propagation de la haine parmi les communautés locales de l’est du Congo.

Le Kenya commandera la force de l’EAC, qui comprendra également des troupes du Burundi, de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Un contingent rwandais sera déployé le long de la frontière après que Kinshasa se soit opposé à la participation de Kigali à toute opération en RDC.

Kenya : Les pilotes de Kenya Airways en grève à partir de ce samedi

Les voyageurs qui prennent Kenya Airways font face à des retards. Les pilotes de cette compagnie aérienne nationale prévoient une grève à partir de ce samedi pour obtenir de meilleures conditions de travail malgré une ordonnance de la justice suspendant la grève, écrit The Citizen.

L’association des pilotes de Kenya Airways (KALPA) a déclaré qu’une série de réunions avec la direction de la compagnie aérienne n’ont pas permis de résoudre les préoccupations des pilotes.

« Aucun vol de Kenya Airways ne décollera de l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi à partir de 6 (3h GMT) samedi », a indiqué le capitaine Murithi Nyaga, secrétaire général du syndicat, ce 4 novembre.

« Les actions de la direction de Kenya Airways ne nous ont laissé aucune autre option », a-t-il déclaré, ajoutant qu’un préavis de 14 jours est terminé sans solution : « Nous avions espéré que la direction de la compagnie aérienne changerait sa position et engagerait des négociations sur les problèmes soulevés ».

Les pilotes de Kenya Airways réclament le rétablissement des cotisations et le remboursement de tous les salaires suspendus pendant la pandémie de Covid-19.

« La grève retardera et perturbera la reprise financière et opérationnelle. Elle causera des dommages à la réputation de Kenya Airways », a déclaré Michael Joseph, président du conseil d’administration de Kenya Airways.

Selon un responsable de KALPA, les pilotes « agissent dans le respect des dispositions de la loi », faisant référence à l’expiration du préavis de grève.

Pour le directeur général de Kenya Airways, Allan Kilavuka, la grève illégale aura un impact considérable sur la situation financière de l’entreprise, indique The Star.

« Au minimum, l’action de revendication illégale coûtera à l’entreprise environ 300 millions de shillings par jour, ce qui se traduira par 2,1 milliards de shillings en une semaine ».

Il insiste sur le fait que la grève est illégale, inopportune et inutile : « Cette action malheureuse peut affecter à la fois nos passagers, qui ne peuvent pas voyager, et nos clients dont les exportations seront affectées. Cela gênera grandement les voyageurs d’affaires, médicaux, de loisirs, etc. ».

Kenya Airways a été fondée en 1977 à la suite de la disparition d’East African Airways et transporte plus de quatre millions de passagers vers 42 destinations par an.

Source: IWACU Burundi

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