Réalisée par Liévin Nshimirimana, maître-assistant à l’Université du Burundi dans la Faculté des Lettres et Sciences humaines, son étude et ses conclusions sont alarmantes. Selon lui, les lacunes observées dans ces manuels sont à la base du manque d’intérêt à la littérature des élèves.

« Si rien n’est fait, le métier de la plume risque de s’éteindre dans la nouvelle génération. Le goût de l’écriture et de la lecture n’est pas inculqué dans l’enseignement », déplore ce professeur.

Dans son étude, il a révélé sept dangers observés dans la section Langue de l’enseignement post-fondamental dans les établissements secondaires burundais.

Parmi les dangers relevés, figure le manque d’images dans les manuels d’enseignement de la section Langue. Outil didactique important, selon le professeur, ceci rend les textes enseignés peu attirant pour des élèves du secondaire souvent très jeunes.

« Les programmes du secondaire aujourd’hui excluent presque le développement de outils de lecture, les images rendent les textes plus attirants et stimulent la réflexion des enseignés ».

A part cela, le professeur dénombre également le manque d’approche littéraire dans les textes, la qualité douteuse de celles qui sont là, manque de textes littéraires, la non contextualisation de l’apprentissage ainsi que la pertinence et la suffisance qui ne sont pas prise en compte.

« La littérature est le laboratoire de la langue, la lecture interprétative permet aux élèves, bientôt étudiants universitaires de développer l’esprit d’analyse, de jugement, un esprit critique qui leur évite des erreurs de raisonnement et/ou d’appréciation », peut-on lire dans cette étude.
Et d’ajouter que, la suppression des disciplines tel que la sociologie, l’économie, la biologie, la philosophie, la géographie, etc. aboutira à la réduction des ressources nécessaires pour réaliser certaines tâches.

Selon le professeur Liévin Nshimirimana, il sera impossible d’atteindre les objectifs pédagogiques assignés à la section Langue et la rupture entre la section Langue et des études supérieures de Lettres est quasi-totale.

Source: IWACU Burundi

By pr.web

Leave a Reply

Your email address will not be published.