L’association solidarité avec les prisonniers et leurs familles (Ntabariza-SPF) déplore la surpopulation carcérale et se réjouit de la mesure du chef de l’Etat ordonnant que « seuls les présumés assassins ou ceux accusés d’atteinte à la vie pourront être détenus ».

« Toutes les prisons sont surpeuplées. Par exemple, la prison centrale de Mpimba a une capacité d’accueil de 800, mais aujourd’hui elle a plus de 5000 détenus », a fait savoir Jean-Marie Nshimirimana, représentant légal de l’association Ntabariza-SPF dans une conférence de presse tenue ce 3 janvier.

Selon lui, il est difficile d’assurer le bien-être des prisonniers alors que les prisons sont surpeuplées. Il déplore les mauvais comportements de certains cadres de la Justice qui sont à l’origine du surpeuplement des prisons.
Il pointe du doigt surtout les procureurs et les juges : « Certains usent de leur pouvoir pour emprisonner des gens injustement. D’autres sont corrompus et font des condamnations injustes ».

Pour le représentant de Ntabariza-SPF, la nomination des procureurs et des directeurs des prisons doit être plus rigoureuse : « Que soient nommés des gens expérimentés, irréprochables, intègres et justes. Cela aiderait à désengorger les prisons ».

En outre, il regrette que les prisonniers vivent dans des conditions précaires. Il dénonce des infrastructures pénitentiaires vieilles qui provoquent des incidents allant jusqu’à emporter les vies humaines. Et de demander la réhabilitation et la modernisation des prisons pour éviter des incidents dans l’avenir.

Jean-Marie Nshimirimana suggère que les propriétés appartenant aux prisons soient exploitées en faveur des prisonniers : « Il faut laisser les prisonniers y cultiver des plantations variées, pratiquer de l’élevage pour subvenir à leurs besoins nutritionnels ».

Il demande au gouvernement de mettre en place un fond pour indemniser les prisonniers qui sont acquittés après des années de détention.

En ce qui est de la gestion des incidents, il recommande que les prisons soient assurées pour que les victimes et rescapés soient indemnisés.

Sur plus de 12.000 prisonniers, Ntabariza-SPF dit s’attendre à la libération de 7000 détenus cette année.
Le représentant légal de cette association exhorte les prisonniers qui seront libérés à rejoindre leurs familles, exercer des activités génératrices de revenus et éviter toute récidive.

Dans un message à la nation ce 31 décembre 2021, le président de la République Evariste Ndayishimiye a appelé les procureurs à libérer les détenus qui ne sont pas présumés coupables d’assassinat ou d’atteinte à la vie dans les plus brefs délais.


Source: IWACU Burundi

By pr.web

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