Gitega: Les habitants de la colline Ntobwe se construisent un établissement scolaire

Les habitants de la colline Ntobwe de la commune et province de Gitega se sont rassemblés samedi 05 mars 2022 dans les travaux communautaires qui consistaient à la construction de l’école fondamentale qui se trouve à Nyabugogo. Cet établissement sera composé de 18 classes avec un bloc administratif.

Comme l’a indiqué l’ honorable Georges Nshimirimana Président du comité de pilotage des travaux de construction, l’ECOFO Ntobwe est l’initiative des habitants de la colline Ntobwe et les amis de cette colline qui vivent ailleurs.

Dans ses propos, Georges Nshimirama a fait savoir que la première phase de des contributions a été clôturée, précisant que la population de la colline de Ntobwe a déjà contribué pour plus de 18 millions de francs burundais. Il a saisi l’occasion pour remercier la population de Ntobwe pour les efforts fournis. Il a signalé que la fédération nationale des COOPECs au Burundi (FENACOBU) est le principal contributeur dans les travaux de construction de l’Ecofo Ntobwe.

A côté de l’école fondamentale, il est aussi prévu la construction d’un lycée qui sera composé de deux sections à savoir la section de génie civil et Hôtellerie-Restauration.

A la fin des travaux communautaires, l’honorable Georges Nshimirimana a annoncé que la deuxième phase de contribution aux travaux de construction de l’école fondamentale de Ntobwe a commencé. Certains participants aux travaux communautaires se sont engagés à cette occasion, à contribuer en argent et en matériaux.

Source: Radio Television Burundi

Rwanda to reopen all land borders on March 7

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TDPel Media

Rwanda will reopen all its land borders on March 7 as one of several measures reviewed by the government to contain the spread of Covid-19. However, people wishing to enter the country may be subject to random Covid-19 testing by the Ministry of Health upon entry, while Rwandans wishing to leave the country must be vaccinated. Rwanda’s border with Tanzania had been closed due to Covid-19 protocols while its border with Burundi had also been closed since relations deteriorated in 2015. The land border with Uganda, closed in February 2019, reopened following a visit to Kigali by Ugandan Presiden… Continue reading “Rwanda to reopen all land borders on March 7”

« A travail égal, on aura salaire égal »

Dans un communiqué sorti ce 4 mars, la fédération Cosesona salue la politique salariale équitable dans l’administration publique burundaise décidée lors du Conseil des ministres du 2 mars 2022. Cependant, elle reste préoccupée par les défis liés au gel des annales, au déblocage et à l’évolution de la carrière.

« La fédération Cosesona se réjouit de la position tranchée prise par le gouvernement entre les valeurs du point emploi afin d’éviter que la réforme introduite dans le système de rémunération ne vienne pour constituer un problème au lieu d’être une solution aux questions soulevées par les syndicats », lit-on dans le communiqué.

Selon le même communiqué, le fait d’adopter la note 45 comme valeur du point emploi et qui exige le déblocage d’une enveloppe de 125 milliards BIF en vue de la mise en œuvre de celle politique est un geste qui répond aux desiderata de la Coalition spéciale des syndicats pour la solidarité nationale (Cosesona). Un pas de géant pour le gouvernement, précise le communiqué, puisqu’au conseil des ministres du 7 juillet 2021, il n’avait promis que 34 milliards BIF pour toute la réforme, soit une augmentation de 94 milliards BIF.

La Cosesona fait savoir que l’enveloppe va rapprocher les disparités salariales et éviter de revoir à la baisse les salaires déjà atteints si c’était la valeur 28 qui était prise en compte. Par ailleurs, ajoute la même fédération, la décision permettra aussi de réduire les mouvements de demande de transfert vers les secteurs jugés plus favorisés, puisque, insiste-t-elle, à travail égal on aura salaire égal.

Des défis subsistent

La Cosesona déplore le fait que la période de mise en application de ladite politique soit longue. Elle n’apporte pas une solution à la hauteur des attentes des fonctionnaires.

Elle fait remarquer que le gel des annales a eu un impact négatif sur l’évolution de la carrière. Et de faire savoir que le comité de pilotage avait proposé une période de 5 ans compte tenu de la longue période de gel des annales, primes et autres indemnités.

En outre, précise Cosesona, le comité de pilotage a trouvé que l’entrée dans le système de rémunération devrait passer d’abord par le déblocage de la carrière des travailleurs sans toutefois demander la régularisation pécuniaire y afférente.

Et de démontrer le fondement de la demande du déblocage de la carrière : « La situation actuelle montre qu’un fonctionnaire burundais qui a été engagé en 2016 touche le même salaire que celui recruté en 2022 alors qu’il a régulièrement eu ses bulletins de notation.»

Du reste, la Cosesona recommande une rencontre entre les syndicats et le gouvernement pour analyser les modalités de la mise en application de cette politique salariale et échanger sur le déblocage et l’évolution de la carrière.

Source: IWACU Burundi

Retraite des cadres de l’Etat : « Pour une croissance à 2 chiffres à moins de 2 ans »

C’est ce samedi 5 mars que les rideaux sont tombés sur la retraite des hauts cadres et cadres de l’Etat sous le thème : « Bonne gouvernance, services publics productifs », présidée par le chef de l’Etat au Stage Ingoma de Gitega. Son appel : adopter une nouvelle démarche pour mieux avancer.

L’objectif de cette sorte d’évaluation et d’échanges sur différents problèmes auxquels ces hauts fonctionnaires de l’Etat sont confrontés était de pouvoir échafauder des stratégies afin de booster la production pour aboutir à un Burundi développé et prospère.

« Il faut une croissance économique à deux chiffres à moins de deux ans », comme le souligne Evelyne Butoyi, porte-parole du président de la République. Mais il va falloir initier et mettre en marche ’’des réformes administratives et économiques pour plus de performances dans différents domaines’’.

Et comme première mesure : « les budgets des sociétés à participation publique et administration personnalisée devront désormais être intégrés dans le budget général de l’Etat à partir du mois de juillet de cette année », une annonce faite par la porte-parole du président de la République.

Le chef de l’Etat appelle tous ces hauts fonctionnaires à être des leaders, à servir d’exemple et de modèle dans leurs services respectifs. « Le chef de l’Etat demande à ces cadres à être au service de la population, à initier des projets de développement, à respecter la chose publique, à lutter contre les malversations économiques », a fait savoir Evelyne Butoyi.

Ce n’est pas tout comme recommandations du président de la République : « Tous les fonctionnaires de l’Etat, sans exception aucune, vont signer un code d’éthique pour plus d’efficacité et de responsabilité ».

Au moment où la quasi-totalité de ces hauts fonctionnaires conviés à cette retraite s’étaient munis de stylos et de calepins ou carrément de bloc-notes pour prendre des notes, le chef de l’Etat leur a recommandé à se mettre aux TIC nouvelles technologies de l’information et de la communication.

A l’issue de cette retraite des hauts cadres et cadres de l’Etat, une commission interministérielle a été mise sur pied pour une évaluation périodique du pas franchi dans l’action gouvernementale dans la marche vers ce ’’Burundi développé et prospère’’. Cette commission devra également élaborer des stratégies visant à aboutir à cet objectif projeté.

Source: IWACU Burundi

Zczc

Gabriel Rufyiri de retour au Burundi : « La lutte continue »

Après son retour au Burundi ce 4 mars, le président de l’Olucome Gabriel Rufyiri se dit toujours déterminé à mener la lutte contre la corruption et les malversations économiques au Burundi. Il réclame un débat contradictoire sans violence.

« La situation est grave en matière de lutte contre la corruption au Burundi. L’état des entreprises publiques come la Poste, l’Onatel, la Regideso, la Cogerco est déplorable. C’est inacceptable après presque 60 ans d’indépendance », fustige Gabriel Rufyiri, président de l’Observatoire de la lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME).

En outre, il regrette que les routes deviennent de plus en plus impraticables : « A côté de ces routes délabrées se trouvent des buildings en étage appartenant aux individus. On ne peut pas progresser avec cette situation ».

Pour lui, il y a une poignée d’individus qui veut s’accaparer de tout au détriment des millions des Burundais : « Nous sommes dans un pays où un pauvre est appelé à nourrir les riches. On doit tout faire pour que la bonne gouvernance soit une réalité dans le pays ».

Gabriel Rufyiri souligne que la seule amélioration dans la lutte contre la corruption sont les discours du président de la République qui dénoncent tout ce qui ne marche pas.
« En principe, le président de la République ne dénonce pas, il doit agir. Les discours sont bons, mais ils doivent être accompagnés d’actions concrètes », nuance-t-il.

Et d’appeler les dirigeants du pays à accepter un débat contradictoire sur la bonne gouvernance. Pour lui, il faut que chacun dise ce qu’il pense, mais d’une façon polie, honnête et sincère : « Les autorités doivent accepter des critiques. C’est à travers ces critiques que la vérité éclate ».

Le président de l’Olucome exhorte le gouvernement du Burundi de respecter les droits à la liberté d’expression. Néanmoins, il condamne tout acte de violence.

En ce qui est du retour des autres activistes de la société civile burundaise en exil, Gabriel Rufyiri fait savoir qu’ils veulent rentrer, mais rappelle que certains sont jusqu’ici placés sous mandat d’arrêt international. Pour lui, leur retour est une question politique qui doit trouver une solution politique.

Source: IWACU Burundi

Va-t-elle réellement financer les femmes ?

La Banque d’Investissement et de Développement pour les Femmes a ouvert ses portes à Gitega. Le Président de la République appelle les femmes à surpasser leur peur et contracter des crédits pour financer leurs projets de développement.

Ce matin 3 mars, les femmes étaient à l’honneur. Le président Evariste Ndayishimiye a officiellement ouvert la banque qui leur est dédiée dans la ville de Gitega. Des ministres, femmes des dignitaires jusqu’aux administrateurs communaux, tous étaient présents dans ces cérémonies. Situé côte à côte avec la Banque d’Investissement pour les Jeunes (BIJE), la Banque d’Investissement et de Développement pour les Femmes (BIDF), qui commence avec un capital de 10 milliards de BIF. Les communes sont ses principaux actionnaires à la hauteur de 85% tandis que le gouvernement burundais y détient 15% d’actions. Pour le président de la République, il est temps que les femmes longtemps à la traine en matière de crédits d’investissement se sentent favoriser pour développer leurs activités génératrices de revenus.

« Cette banque a quelque chose d’original. Elle vient pour vous accompagner dans vos propres projets. Elle vous accompagnera dans la gestion et le développement de vos activités. Osez ! N’ayez pas peur pour entreprendre vos projets et demander un financement y relatif », a conseillé le président Evariste Ndayishimiye.

Il a indiqué que BIDF est une institution financière où les femmes burundaises auront des facilités financières, développeront toutes leurs capacités économiques et contribueront efficacement au développement durable du Burundi. Elle vient, selon le président de la République, pour corriger les erreurs qui se sont manifestées dans l’autonomisation de la femme et des filles en vue de viser l’égalité économique et sociale.

« Ne travaillez pas comme le font les anciennes banques commerciales qui sont attirées seulement par l’intérêt sans se soucier du développement de leurs clients. Mettez plutôt en avant le développement de leurs projets pour qu’elles paient leurs crédits tout en continuant de travailler », a-t-il rappelé.

« Il y’a toujours des barrières ! »

Après les cérémonies, certaines femmes affirment qu’il y’a toujours des défis à relever. Selon elles, c’est bien de promouvoir la participation des femmes et leur autonomisation par des lois, mais quand elles sont à la maison, la réalité est autre. « Il est toujours difficile qu’une femme contracte un crédit sans l’aval ou le parrainage de son mari. Souvent les banques demandent des hypothèques, nos maris restent réticents quant à l’utilisation et la finalité de ce crédit », explique Mathilde. D’après ses propos, c’est à la maison que se joue le vrai combat pour l’égalité des sexes. Elle insiste sur la mobilisation et la sensibilisation des hommes et des garçons sur l’égalité entre les sexes dans le programme de développement et l’autonomisation des femmes. « Tant que la majorité des hommes croient toujours que le travail de la femme est au foyer, nous aurons toujours des problèmes », déplore Yvette, une vendeuse de fruits.

Même son de cloche chez Jeanine. Elle indique que dans la plupart des cas, la femme ne peut pas gérer son argent comme le font les hommes. En rentrant de son activité de commerçante, confie-t-elle, son mari exige toujours de lui révéler combien elle a gagné. « Il ne digère pas que j’exerce une activité indépendante. Il se prend pour un conseiller financier même s’il n’a aucune notion de commerce. C’est lui qui veut orienter l’utilisation de mon capital sinon bonjour les bagarres ! »


Source: IWACU Burundi