Membre fondateur du Réseau africain francophone des agences nationales d’assurance qualité (RAFANAQ), le Burundi a abrité le deuxième atelier sur l’assurance qualité dans l’enseignement supérieur en Afrique francophone organisé en collaboration avec l’Agence universitaire de la francophonie.

Au total, 16 pays d’Afrique francophone ont été représentés à l’hôtel Club du lac Tanganyika et 4 autres étaient présents en ligne au cours de cet atelier dont les principales activités concernaient l’étude des thématiques de l’assurance qualité dans les pays de l’Afrique de francophone.

L’objectif de cet atelier était en grande partie la promotion de l’assurance qualité dans les pays francophones mais également le développement du plan d’actions 2022-2023 du RAFANAQ élaboré en novembre 2021 à Dakar (Sénégal).
Selon le professeur Juma Shabani, président de la commission nationale pour l’enseignement supérieur (CNES) du Burundi, les pays anglophones et quelques pays francophones tels que le Sénégal sont développés dans le domaine d’où la nécessité d’appuyer les pays non encore avancés dans le domaine de l’assurance qualité.
Si on veut bâtir l’espace africain de l’enseignement supérieur, il faut qu’on renforce d’abord nos capacités. Nous avons pu avoir les expériences des autres pays qui nous aideront à faire face aux problèmes que nous avons ici tel que le fonctionnement de la faculté de médecine. Assure le professeur Shabani.

Mis en place à Dakar, le réseau africain francophone des agences nationales d’assurance qualité (RAFANAQ), organise depuis 2 ans des ateliers de réflexion sur le développement de l’assurance qualité en Afrique francophone.
Concernant la problématique des qualifications en médecine, qui a été également au cœur des discussions, Le professeur Lamine Guèye, président du RAFANAQ, assure que le débat n’est pas encore fini, mais que cette question sera toujours d’actualité.

Nous avons identifié le besoin d’échanger sur les formations en médecine, c’est un domaine important de la vie qui s’occupe de la santé de nos populations, il est important d’harmoniser les formations de l’Afrique en général et en Afrique francophone en particulier. Ce qui est important, c’est qu’en fin de compte les programmes délivrés permettent au médecin d’être compétent, affirme Lamine Gueye.

Pour les pays ne disposant pas des agences d’assurance qualité, ont été conviés à cet atelier les responsables de l’assurance qualité dans leurs gouvernements ou encore les directeurs généraux de l’enseignement supérieur dans leurs pays d’origine.

De son côté, M. Bernard Zuppinger, responsable du Pôle Gouvernance à l’AUF, a rappelé que cette agence est engagée dans le développement de politiques et de pratiques de management de la qualité, que ce soit la qualité interne au niveau de ses plus de 1000 institutions membres dans le monde que des politiques de qualité externe en appuyant notamment les pays pour l’émergence de nouvelles agences d’assurance qualité.
Un point a également été fait au cours de l’atelier sur la résilience des structures d’assurance qualité dans les pays membres en période covid et post-covid.

A l’issue de cet atelier, les pistes d’opérationnalisation du plan d’action 2022-2023 ont été définies, des recommandations relatives au développement de la coopération entre les différentes communautés linguistiques travaillant dans le secteur de l’assurance qualité ont été faites et des nouveaux membres ont été accueillis au sein du Réseau.
Soulignons que la stratégie 2021-2025 de l’Agence universitaire de la francophonie est basé sur cinq axes qui sont la transformation numérique et gouvernance universitaire, l’employabilité et l’entrepreneuriat, le réseautage et coopération internationale, la formation des formateurs et innovation académique ainsi que la recherche et la valorisation.

Source: IWACU Burundi

By pr.web

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