L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité, ce 21 juin, le projet de loi sur la fixation du budget 2022-2023. Les ressources du budget général de l’Etat y compris les dons, sont estimés à plus de 2193 milliards de Bif.
“Ce projet de budget marque la transition vers le budget-programme. Il introduit le Plan de travail et budget annuel (PTBA)”, a expliqué, devant les députés, le ministre des Finances, Domitien Ndihokubwayo.

Les grandes allocations, dites prioritaires par le gouvernement, concernent l’agriculture et l’élevage, la santé publique, l’industrialisation, l’emploi des jeunes et la protection des vulnérables, les infrastructures socio-économiques et la paix et la réconciliation. Les infrastructures socio-économiques prendront la grosse part du gâteau avec 280 milliards de BIF. La construction du chemin de fer, des bâtiments administratifs, etc sont les plus concernés.
Les nouveautés

Au titre de l’exercice budgétaire 2022-2023, les dépenses prévues et non exécutées dans le délai fixé, seront jugés nulles et les gestionnaires seront tenus à se justifier.
Aussi, toutes les recettes des établissements publics à caractère administratif, des administrations personnalisées de l’Etat bénéficiant des subsides ainsi que d’autres services étatiques seront désormais collectées par l’Office burundais des recettes(OBR).

“Les prévisions en recettes et en dépenses des communes, des hôpitaux publics et des établissements publics à caractère social, commercial et industriel seront renseignées trimestriellement au ministre des Finances”, a précisé Domitien Ndihokubwayo.

Les hypothèses macroéconomiques reposent surtout sur une croissance de 4,6% du PIB en 2022/2023 et une inflation de fin de période estimée à 8,0%.
Tous les députés du parti Congrès National pour la liberté (CNL) avaient boycotté cette séance d’analyse du projet de loi sur la fixation du budget de l’Etat.

Source: IWACU Burundi

By pr.web

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