Le Ministère de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage a rencontré lundi 20 juin 2022 à Bujumbura les partenaires au développement pour échanger sur les mécanismes à mettre en place pour faire face à l’épizootie de la fièvre de la vallée du Rift et se prononcer sur d’éventuelles contributions dans la lutte contre cette maladie en fonction du plan d’action déjà soumis.
Lors de l’ouverture de la seconde session avec les partenaires, le ministre de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage, Deo Guide Rurema a rappelé que depuis le mois d’avril dernier, le Burundi a été attaqué par la maladie de la fièvre du Rift.

A la première rencontre avec les partenaires au développement, ils ont mis en place une équipe technique qui a élaboré une feuille de route laquelle a tracé les actions à mettre en avant pour contenir la maladie notamment la mobilisation des fonds, l’acquisition des vaccins et la campagne de vaccination.
Le ministre Rurema a indiqué que cette rencontre a pour objectif d’évaluer où ils en sont avec les trois axes de la feuille de route et d’émettre les avis et considérations sur la présentation de celle-ci en vue de secourir une population en détresse.

Au cours de l’exposé par l’équipe technique, les chiffres montrent que 13 provinces sont atteintes par cette maladie et que 827 vaches ont déjà été infectées et 323 parmi elles sont déjà mortes.
La même équipe technique a fait savoir que des conséquences directes sont déjà observables outre des pertes importantes chez les éleveurs s’ajoutent un manque à gagner important dans les recettes communales car les marchés des bétails sont fermés ainsi que le risque endémique.

Selon l’équipe technique qui s’impose est le renforcement des capacités techniques, le renforcement de la communication pour tenir au courant à la population des comportements à adopter, l’acquisition des vaccins et la lutte contre les vecteurs causales notamment la destruction des larves de moustiques.

Au cours des échanges-débats, les partenaires ont donné leurs avis et considérations sur la gestion de cette crise sanitaire animale et au risque des humains et les actions urgentes à mener pour soulager les éleveurs en détresse qui voient leurs bêtes périr sans aucun moyen pour les sauver.

Avant de clôturer la réunion une série de recommandations a été émise que le lundi de la semaine en huit tous les partenaires auront déjà donné un deadline sur son engagement en urgence, au ministère de tutelle de collaborer avec les ministères de la santé et de l’intérieur pour livrer une communication consensuelle à la population et à l’équipe technique de s’inspirer des expériences d’autres pays ayant connus cette épidémie.

Cette maladie est apparue en Afrique dans les années 1930 et la dernière épidémie au Kenya les années 2000, cette maladie se transmet par le contact avec la bête malade, sa chair et les piqûres de moustiques et peut atteindre les humains.

Source: Radio Television Burundi

By pr.web

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