Le ministère chargé du Transport a revu à la hausse les prix du transport en commun, mardi 3 mai. Les associations des consommateurs et des transporteurs redoutent des conditions de vie encore plus précaires.

Selon la ministre du Commerce, du Transport, de l’Industrie et du Tourisme, Marie Chantal Nijimbere, les prix du transport en commun sont revus à la hausse, suite à la récente augmentation des prix du carburant intervenue en date du 28 avril 2022.

Les prix de transport par bus en Mairie de Bujumbura sont passés à 550 BIF en mairie de Bujumbura. Les prix de transport par bus dans les quartiers périphériques varient entre 500 et 1000 BIF.

En ce qui est de la pénurie du carburant, la ministre explique qu’elle résulte de la conjoncture économique mondiale où le Burundi n’est pas un îlot. « On doit s’adapter face à cette situation. Le gouvernement ne ménage aucun effort pour stabiliser la situation». Et d’assurer que tous les services en charge du carburant sont mobilisés pour réguler la distribution et la commercialisation de la quantité disponible du carburant.

Retombées sur les prix des produits de base

« C’est très inquiétant que les prix du carburant et du transport soient revus à la hausse jusqu’à 30 % en moins de trois mois. Comble de malheur, la pénurie du carburant persiste, malgré la hausse des prix », déplore Pierre Nduwayo, président de l’association burundaise des consommateurs(Abuco).

Selon lui, les prix des produits de base grimpent alors que les revenus de certains Burundais restent précaires. « Pour certains Burundais, la situation actuelle est intenable. Ce n’est pas normal que la population se déplace à pied alors qu’on était habitué au transport en commun. On est en train de reculer».
Le président de l’Abuco s’inquiète d’une cherté de la vie, surtout en mairie de Bujumbura, qui peut s’accentuer, suite à cette crise.

Il demande au gouvernement de renoncer aux taxes sur certains produits, notamment les produits alimentaires, pour donner un ballon d’oxygène à une population à faible revenu. Et d’appeler l’administration à être vigilante quant à d’éventuelles spéculations.

Pour Charles Ntirampeba, secrétaire général de l’association des transports du Burundi (ATRABU), le consensus entre le ministère chargé du transport et les transporteurs comme quoi les prix de transports soient revus en hausse par rapport aux prix du carburant n’a pas été respecté.

Il explique que l’écart entre les prix du carburant et ceux du transport est vraiment énorme : « La moyenne de la montée des prix du carburant est de 25,27 %. Nous avons été surpris. Dans certains endroits, le ministère n’a pas voulu respecter la montée des prix par rapport à celle du carburant.»

Selon lui, les transporteurs enregistrent des pertes. Avec la pénurie répétitive du carburant, poursuit-il, certains transporteurs passent une semaine sur les files d’attente devant les pompes. « Ils ne parviennent pas à rembourser les crédits contractés ». Et de demander au gouvernement de rendre disponible le carburant pour faciliter le travail des transporteurs.

Le prix du transport en commun est revu à la hausse à deux reprises en moins de trois mois. Le 9 février dernier, le ticket de transport était passé de 400 à 450 BIF en mairie de Bujumbura. Depuis janvier dernier, la pénurie du carburant, persiste malgré la hausse des prix.

Source: IWACU Burundi

By pr.web

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