Les conséquences des récentes hausses du prix du litre de l’essence et du gasoil commencent à se faire sentir. Presque tous les prix des produits vivriers dans les marchés ont grimpé.

Dans les principaux centres de négoce des différentes communes de la province de Cibitoke, les prix des produits de première nécessité connaissent une hausse exponentielle. Les prix du haricot, du riz, des pommes de terre, de la viande et des oignons, ont augmenté en moyenne de 20%. Une commerçante de haricot indique qu’avant la mesure de faire hausser le carburant, elle vendait le kg à 1500 BIF. Maintenant, il est fixé à 1800 BIF. « Je dois récupérer l’argent dépensé pour le transport de la marchandise et c’est pourquoi je suis obligée d’arriver à ce prix pour ne pas travailler à perte », s’explique cette femme qui ramène le haricot de Kirundo, à plus ou moins 200 km.

D’après ses propos, le coût de transport de ses marchandises revient pour le moment à 800 mille Fbu alors qu’auparavant on payait 600 mille BIF.
Même son de cloche pour un autre commerçant des pommes de terre produites à Kayanza. « Il est normal donc que je fixe à mon tour le kg à 1300 BIF alors qu’avant je le revendais à 900 BIF ».

Ce commerçant ajoute en outre que si la situation perdure, la plupart des commerçants vont abandonner leur métier car ils travaillent à perte à cause du faible pouvoir d’achat des consommateurs.

Des répercussions sur les consommateurs
Les conséquences de cette montée vertigineuse des denrées alimentaires suite à la hausse du prix du carburant retombent en premier lieu sur les petits consommateurs. Un fonctionnaire de l’Etat rencontré au chef-lieu de la commune Bukinanyana ne mâche pas ses mots. Ce quinquagénaire explique que ses enfants ont dû réduire la quantité et la fréquence de consommation du riz : «Le prix est monté passant de 1800 BIF à 2600 Fbu à cause surtout de la récente mesure de hausse du mazout. »

Différentes sources recoupées et vérifiées font savoir que la plupart des ménages ont déjà senti les difficultés suite à la montée de prix des denrées alimentaires. Un agent du secteur privé établi depuis plusieurs années au chef-lieu de la province de Cibitoke demande au gouvernement de laisser tomber cette hausse du carburant qui vient envenimer une situation de pauvreté déjà précaire au sein de la population. Contacté à ce propos, l’un des administratifs de Cibitoke n’a pas voulu faire de commentaires.


Source: IWACU Burundi

By pr.web

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