Les prix de certaines denrées alimentaires fixés par le ministre chargé de l’Agriculture ce lundi 21 mars ne sont pas respectés sur le marché. Le kilo de riz a été fixé à 2.400 francs burundais et celui du haricot jaune à 1.900 francs burundais.

La réalité sur le marché c’est que le prix varie entre 2.500 Fbu et 2.800 Fbu le kilo pour le riz et le kilo de haricot entre 2.000 Fbu et 2.400 Fbu. Les vendeurs de ces denrées alimentaires expliquent cette revue à la hausse des prix de ces produits par les difficultés d’approvisionnement de ces produits.

Les consommateurs demandent que ces prix soient revus car d’après eux, leurs moyens ne leur permettent pas de s’en procurer si les prix restent inchangés.

« Le prix du riz est devenu problématique, le riz qui est vendu à 2.400 Fbu est de mauvaise qualité et les clients ne l’aiment pas, ils préfèrent acheter celui de 2.600 francs burundais parce qu’ils n’ont pas d’autre choix et vous voyez qu’il n’y a pas de mouvement à cause de la hausse du prix de cette denrée », explique un commerçant interrogé.

Selon son collègue, impossible de savoir si c’est la récolte qui a été mauvaise ou si c’est la demande qui a augmenté. « Ces prix fixés favorisent plus les clients et non les commerçants et il sera difficile de les respecter car nous avons des difficultés à nous approvisionner, je ne sais pas si en fixant ces prix ils ont pensé aux approvisionnements ».

Les détaillants se lamentent également : « Le prix du riz est inabordable, je ne suis pas en mesure d’acheter 20 kilos car je n’ai pas assez d’argent pour m’approvisionner et vous comprenez que je ne peux pas le vendre à 2.400 Fbu le kilo car je dois ajouter une petite marge bénéficiaire pour que je puisse moi aussi gagner quelque chose ».

D’après un autre détaillant, ce n’est pas facile d’acheter du riz à 3.000 Fbu pour une famille de 5 membres et plus. « Nous demandons que ces prix soient revus à la baisse ».

Le ministre chargé de l’Agriculture a également fixé le prix des pommes de terre à 900 Fbu le kilo. Les vendeurs de cette denrée confient eux aussi, qu’il leur sera difficile de respecter ce prix. Car d’après eux, l’approvisionnement en pommes de terre est difficile pendant la saison pluvieuse.

Source: IWACU Burundi

By pr.web

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