Ce samedi 22 janvier, le parti CODEBU a sorti une déclaration, une sorte de réquisitoire contre la situation politico-socioéconomique prévalant au Burundi. Il dénonce une mauvaise gouvernance causée par ’’une culture démocratique encore déficitaire’’ et promet « une école de démocratie ».

Le conseil pour la démocratie et ​​le développement durable du Burundi, CODEBU iragi rya Ndadaye, revient sur la période du mois de juin 2020 à décembre 2021. « Dans cette période, il subsiste encore une torpeur pour une partie de la population qui peine à militer librement dans des partis politiques de leur choix », déplore Kefa Nibizi, président du CODEBU.

Selon lui, pour inverser la tendance, il faut plus d’actions de la part du ministère ayant la gestion des partis politiques dans ses attributions et des autres intervenants.

Il leur demande de fournir beaucoup d’efforts au niveau local afin d’identifier les causes de cette peur qui limitent les libertés politiques de certains citoyens.

Côté bonne gouvernance, Kefa Nibizi note avec regret que malgré des efforts pour distinguer les postes politiques des postes techniques, la situation est loi de changer.

« Ils subsistent du clientélisme et de l’opacité dans l’octroi des emplois techniques dans pas mal de cas et les postes techniques qui sont pourvus par nomination sont occupés par un seul parti politique surtout dans les provinces et dans les communes », regrette-t-il.

En se basant sur la devise du président Evariste Ndayishimiye : « Turikumwe twese birashoboka »(Ensemble tous est possible), il demande que tous les emplois techniques soient octoyés dans la transparence.

D’après lui, le parti CODEBU soutient l’engagement du Président de combattre les malversations économiques et de redresser tous ceux qui ne travaillent pas à la satisfaction de la population.
Il demande que toutes les actions soient menées dans le strict respect de la loi et que les organes de l’État prévus par la loi soient actifs dans la lutte contre la corruption.

Pour Kefa Nibizi, le parti considère que la majorité des problèmes qui hantent le pays sont dus à la mauvaise gouvernance causée par ’’une culture démocratique encore déficitaire’’. « En vue de trouver une solution durable à ces défis, le Comité directeur national du parti CODEBU a décidé d’instaurer la démocratie sous l’adage : ’’On vit tel qu’on est gouverné’’ ».

Dans cette ’’Ecole de la démocratie’’, fait-il savoir, il faut que la population sache que leur situation économique et sociale dépend largement de la forme de gouvernance appliquée par les dirigeants du pays. « Nous nous focaliserons principalement sur les libertés politiques, la gouvernance électorale et la bonne gouvernance que nous résumons comme des piliers principaux du développement socioéconomique », insiste-t-il.

Selon le président du CODEBU, pour réaliser ce projet, le rôle des médias est incontournable. Il demande un coup de main, en ce qui les concerne, dans ce vaste chantier.

Source: IWACU Burundi

By pr.web

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