« Si on continue à relaxer un petit nombre comme la dernière fois, ce n’est pas satisfaisant », commente Jean-Marie Nshimirimana, président de l’association Solidarité avec les prisonniers et leurs familles Ntabariza-SPF, dans une conférence de presse de ce 14 juin. Le vendredi 10 juin 2022, le procureur général de la République, Sylvestre Nyandwi, a procédé à la libération provisoire d’une centaine de détenus à la prison centrale de Mpimba. Il s’agit de 106 hommes et 5 femmes. « Les prisonniers qui ont été pris en considération sont ceux qui ont commis des crimes qui ne sont pas graves », a fait savoir Sylvestre Nyandwi. Et d’ajouter que les crimes exclus de cette libération sont notamment les meurtres, les atteintes à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat et l’infraction concernant le port d’arme. Selon Jean-Marie Nshimirimana, cette activité doit être exécutée aussi dans d’autres prisons du pays. « Sinon, si ce sont seulement 111 prisonniers qui sont libérés sur 4 000, il y a encore un hic ». Pour lui, les juridictions devraient répondre à l’appel du président de la République qui avait déclaré, lors de son discours à la Nation en décembre 2021, que seuls les prisonniers qui ont commis des crimes de sang et des viols devraient rester en détention. Il trouve d’ailleurs regrettable que les 111 prisonniers soient relaxés plus de six mois après la déclaration du chef de l’Etat. M. Nshimirimana remercie le procureur général de la République pour avoir recommandé aux procureurs et aux officiers de la police judiciaire (OPJ) de ne pas s’empresser à jeter des gens en prison.

Source: IWACU Burundi

By pr.web

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