En tout et pour tout, la Commission électorale kényane, IEBC (Independant electoral and boundaries commission) compte dépenser 390 millions de dollars américains pour les élections générales de cette année.
Les Kenyans se rendront aux urnes au mois d’août pour élire leurs représentants. Au moment où l’économie se détériore avec le coût de la vie qui devient de plus en plus cher, la Commission électorale compte débourser pour chaque électeur environ 17,41 dollars. Ils ont au nombre de 22,15 millions inscrits au rôle.

La plupart des Kenyans ne croient pas en leur démocratie, mais une chose est sûre, ces élections comptent parmi les plus chères d’Afrique. Au Rwanda, c’est presque 1 dollar par électeur.
Dans les données comparatives du budget électoral, le Ghana, une des démocraties réussies en Afrique, a dépensé environ 12 dollars pour chaque électeur lors de ses dernières élections.

Au Burundi, le gouvernement a pris l’initiative de financer les élections par ses propres moyens. Pour les dernières élections générales de 2020, avec 5,1 millions d’électeurs enregistrés, la Ceni a reçu une somme de 97 milliards, soit 47 178 988 dollars américains, c’est plus de 9 dollars par électeur. Pour ces élections de 2020, il y a même eu un reliquat de plus de 29 milliards de francs burundais.

Certains Kényans interrogés craignent que le gouvernement ne soit contraint d’ignorer certains domaines prioritaires et d’allouer des ressources au financement des élections.
En 2017, le Trésor l’a fait notamment lorsque le pays a connu une élection partielle après que la Cour suprême ait annulé les résultats de l’élection présidentielle.

Au cours de cette année-là, l’allocation budgétaire était de 499 millions de dollars. Il y a eu 333 millions de dollars pour l’IEBC et 166 millions de dollars pour les dépenses liées à la sécurité dans plus de 40 000 bureaux de vote avec 19,6 millions d’électeurs inscrits sans oublier d’autres dépenses pour mener à bon port ces élections. Cela a fait de l’élection du Kenya la deuxième élection au monde la plus chère, après la Nouvelle-Guinée.

Au Kenya, le coût a augmenté à chaque tour des élections. Les autorités attribuent cette augmentation dans une certaine mesure à un manque d’infrastructures, à un mauvais réseau d’accès à Internet pour un quart des 53 300 bureaux de vote annoncés dans le journal officiel, des routes en mauvais état et des électeurs nomades, en particulier dans la région du nord.

Mais le circuit d’approvisionnement ainsi que la méfiance peuvent y contribuer. La commission électorale kenyane a été contraint d’acheter la plupart du matériel à l’étranger pour chaque année électorale.

Source: IWACU Burundi

By pr.web

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