Désormais, les mandataires politiques et publics en fin de mandat ne pourront plus réintégrer leurs institutions d’origine. Motif, ils sont remplacés dès leur départ et leur retour entrenerait une augmentation de la masse salariale. Cette déclaration est du ministre de la Fonction Publique, du travail et de l’emploi, Thaddée Ndikumana, au cours d’un atelier de deux jours sur la reconversion professionnelle, un atelier organisé à Gitega du 28 au 29 mars 2022 par ledit ministère, à l’intention des jeunes diplômés sans emploi et des mandataires politiques et publics.

Au cours de cet atelier, le ministre Thaddée Ndikumana a indiqué que cette mesure est prévue dans la nouvelle politique du Gouvernement en rapport avec le marché de l’emploi, qui préconise la reconversion socioprofessionnelle.

Le ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi a expliqué que la reconversion professionnelle prévoit que les mandataires politiques et publics en fin de mandat ne feront plus recours à la réintégration dans leurs institutions d’origine, pour autant qu’ils auront été déjà remplacés. Selon Thaddée Ndikumana, ces mandataires politiques et publics auront plutôt le devoir de créer leur propre emploi avec des capitaux provenant de leurs pensions complémentaires, des parts patronales et de leurs propres économies.

Les jeunes quant à eux ont été appelés à créer des projets bancables à soumettre pour financement à la Banque d’investissement des jeunes (BIJE) ou au PAEJE.

Les jeunes ont fait savoir que leurs projets prennent du temps à être analysés et que les financements tardent à venir même quand ces projets ont été acceptés par les institutions de financement. A ce sujet, le ministre a précisé que, pour que ces jeunes puissent accéder aux financements du PAEJE ou de la BIJE, il faut qu’ils soient en coopératives ou en associations et que leurs projets soient élaborés conformément aux exigences de ces fonds que le Gouvernement a créés.

Pour le ministre, la politique de reconversion socioprofessionnelle vise à inculquer dans les deux catégories de chercheurs d’emploi, l’esprit et la nécessité d’élaborer des projets bancables pour les soumettre pour financement aux établissements financiers, afin qu’ils puissent créer leur propre emploi et embaucher les autres.

Il a également fait savoir que ces projets doivent aussi être soigneusement étudiés pour s’assurer qu’ils ne travailleront pas à perte et que ces financements seront rentabilisés.

Néanmoins, le ministre Thaddée Ndikumana a tranquillisé, précisant que le PAEJE a commencé à signer des contrats avec les coopératives des jeunes qui n’ont pas de garanties pour les aider à démarrer leurs projets, et surtout les projets en rapport avec l’agriculture et l’élevage.

Source: Radio Television Burundi

By pr.web

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