A l’occasion de la journée mondiale contre l’esclavage des enfants célébrée le 16 avril de chaque année, l’Observatoire national pour la lutte contre la criminalité transnationale (ONLCT- où est ton frère) déplore que plusieurs enfants burundais soient victimes de l’esclavage sous différentes formes.

Selon le représentant légal de l’ONLCT Me Prime Mbarubukeye, une des formes de l’esclavage des enfants pratiquée au Burundi est la mendicité forcée : « Plusieurs enfants burundais sont victimes de la mendicité forcée organisée par leurs propres mères migrantes provenant de l’intérieur du pays à destination surtout de la capitale économique Bujumbura en fuyant la pauvreté, les conflits fonciers et familiaux dans les ménages ».

Ainsi, poursuit-il, ces mères décident de forcer leurs enfants à s’adonner à la mendicité afin de survivre en ville lorsqu’elles ne parviennent pas à obtenir de l’emploi.

Selon Me Mbarubukeye, des enfants provenant des provinces frontalières avec la Tanzanie et la République Démocratique du Congo sont transportés vers ces pays voisins et soumis aux travaux forcés : « Ils font face aux travaux forcés surtout dans les plantations du riz, du maïs et du manioc en Tanzanie ainsi que dans l’exploitation minière en RDC ».

Il fustige que certains d’entre eux subissent des sévices et d’autres violations graves de leurs droits fondamentaux notamment la privation de la nourriture, du repos et de salaires. Et de regretter que des jeunes filles soient aussi violées.
Le représentant légal de l’ONLCT demande le gouvernement du Burundi de promulguer sans tarder la loi portant code pour la protection de l’enfant.

Pour lui, il faut que le gouvernement du Burundi somme les administratifs à la base, dont certains paraissent complices dans l’esclavage des enfants pour leurs propres intérêts, de rester toujours vigilants afin de freiner ce mouvement migratoire des enfants vers la Tanzanie et la RDC.

En outre, l’ONLCT exhorte le gouvernement à promulguer une loi entérinant les accords de coopération et d’échange de main d’œuvre signés entre le Burundi et l’Arabie Saoudite le 3 octobre 2021 afin de permettre aux Burundais qui le désirent de migrer légalement vers ce pays du Golfe.

Source: IWACU Burundi

By pr.web

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