L’Assemblée législative de la Communauté Est Africaine (EALA) a décidé, ce 8 juin, d’établir un mécanisme par lequel le Conseil des ministres et le secrétariat de l’EAC rapporteront régulièrement la mise en œuvre des recommandations émises par les députés, confie The New Times.
Les députés veulent en faire une règle. Chaque fois qu’une commission parlementaire mène une activité de surveillance sur une question ou un projet de l’EAC et dépose des recommandations, le Conseil des ministres, l’organe central de prise de décision et de gouvernance, doit fournir un rapport d’exécution dans une période déterminée.

Selon le président de l’EALA, Martin Ngoga, il faut mettre en place un amendement recommandant au Conseil des ministres d’expliquer l’état d’avancement de la mise en œuvre des recommandations formulées par l’Assemblée.

« Nous voulons créer un mécanisme pour s’assurer que la formulation des recommandations ne devient pas simplement un exercice formaliste, de sorte que des mesures soient prises ». Pour lui, cela contribuera à la réalisation du programme d’intégration régionale.

Selon The New Times, les recommandations de la Chambre n’ont reçu que peu d’attention de la part du Conseil des ministres à maintes reprises.

La présidente du Conseil des ministres de l’EAC, Betty Maina, a expliqué à la Chambre qu’elle avait pris note des recommandations et qu’elle veillerait à ce que les problèmes soient résolus. Les législateurs ont insisté sur la nécessité de mettre en place un système de responsabilité approprié.

Alors que le mandat de la quatrième EALA touche à sa fin, en décembre, les législateurs continuent d’y faire pression. En février dernier, certains ministres des pays membres en charge des Affaires de l’EAC se sont engagés à élaborer un plan pour que les recommandations de l’Assemblée régional soient pleinement mises en œuvre.

Ouganda : D’énormes gisements d’or découverts

L’Ouganda a annoncé avoir découvert un gisement de 31 millions de tonnes de minerai d’or, avec de l’or pur extractible estimé à 320 mille tonnes, écrit Daily Monitor.

Le président Museveni a annoncé cette découverte, ce 9 juin, dans son discours à la Nation, mais a fourni peu de détails. Il a souligné que les pierres précieuses rapporteraient au pays plus de 12 mille milliards de dollars.

Dans les détails fournis à Daily Monitor, le porte-parole du ministère de l’Energie et du Développement minier, Solomon Muyita, a noté que les régions riches en or de l’Ouganda sont Alupe à Busia et Karamoja, toutes deux dans l’est de l’Ouganda ; Kameleng, Kisita et Ngugo dans le district de Kassanda dans la région centrale ainsi que la région de Tiira dans l’ouest de l’Ouganda.

La quantité des réserves est estimée à 31 millions de tonnes de minerais d’or, selon un document préparé par le ministère de tutelle.

M. Muyita a indiqué qu’une entreprise dirigée par des Chinois, Wagagai, prévoit d’exploiter et de raffiner au moins 5 mille kg d’or par jour à Busia d’ici la fin de cette année.

Les exportations d’or de l’Ouganda ont augmenté depuis l’ouverture de l’Africa Gold Refinery à Entebbe, selon les documents officiels.

RDC : L’armée congolaise accuse le Rwanda d’avoir déployé des soldats « pour appuyer le M23 »

Selon The East African, la tension entre Kinshasa et Kigali a de nouveau monté, ce 8 juin dans la soirée, après que l’armée congolaise a accusé le Rwanda de déployer des soldats vêtus d’un autre uniforme pour renforcer le groupe armé M23.

Selon les FARDC, au moins 500 soldats rwandais auraient rejoint le M23 à Rutshuru, au Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, près de la frontière entre les deux pays.

« Le Rwanda a déployé dans les environs de Tchanzu (au Nord-Kivu) 500 soldats des forces spéciales, tous vêtus de nouveaux uniformes vert-noir et portant les casques de sa force spéciale », lit-on dans un communiqué de l’armée congolaise publié, ce mercredi.

« Pire encore, les terroristes du M23, soutenus le Rwanda, ont intentionnellement attaqué la Monusco (la mission de l’ONU en RDC) à Muhati, dans le territoire de Rutshuru. Pourtant, la force de la Monusco exerce pleinement sa mission conformément au mandat du Conseil de sécurité de l’ONU », ajoute le communiqué.

Les FARDC expliquent également que depuis l’arrestation des soldats des forces spéciales rwandaises en territoire de Rutshuru, le Rwanda a changé les tenues de ces soldats pour dissimuler sa présence en territoire congolais.

Selon Igihe, un quotidien rwandais, la porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, a signifié à l’Agence France-Presse que les allégations de l’armée congolaise ne sont pas fondées.

« Par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères et de son ambassadeur auprès des Nations unies, le Rwanda a clairement indiqué qu’il n’a aucun intérêt dans ce conflit ».
« Nous n’avons rien à dire sur les rumeurs », a dit Ronald Rwivanga, porte-parole de l’armée rwandaise.

Ce 28 mai, l’armée congolaise a arrêté deux soldats rwandais accusés d’avoir pénétré dans le territoire de la RDC. Cependant, le Rwanda fait savoir que ses soldats avaient été enlevés alors qu’ils faisaient des patrouilles, le long de la frontière avec la RDC.

La semaine dernière, la RDC a accepté de libérer les soldats rwandais à la suite des efforts de médiation. Selon le ministre congolais des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, les soldats rwandais seront remis au président João Lourenço, président de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), chargé par l’Union africaine de servir de médiateur entre le Rwanda et la RDC.

Kasaï : 10 morts après un éboulement dans une mine près de Tshikap

10 personnes ont trouvé la mort, ce 7 juin, lors d’un éboulement dans une mine artisanale située dans la localité de Samba, secteur de Bapende, près de la ville de Tshikapa, dans la province du Kasaï, révèle la radio Okapi.

Jusqu’à ce jeudi 9 juin, Dix corps des exploitants artisanaux ont été retrouvés et une personne a été réanimée, a confié à la radio Okapi le ministre provincial des Mines, Aaron Katshingu.

Il déplore le non-respect des consignes par les exploitants artisanaux de diamant.  Ces derniers, selon lui, ont continué à creuser, alors qu’il a été interdit de travailler sur cette mine. Les autorités locales indiquent que le bilan livré jusque-là reste provisoire.

Tanzanie : Kikwete déplore le probable « retour » des chefferies

Alors qu’il s’adressait au festival intellectuel Mwalimu Nyerere organisé à l’Université de Dar-Es-Salaam (UDSM), l’ex-président Jakaya Kikwete a fait part, ce 8 juin, de son mécontentement face à une tendance croissante de rétablissement des chefferies dans le pays, avertissant que cela pourrait ramener la nation à la loyauté ethnique, signale The Citizen.

Il a exprimé son choc face à la renaissance des chefferies dans le pays, insistant sur le fait que c’est l’une des choses abolies par feu Julius Nyerere : « Je ne sais pas où ils veulent nous emmener… Je ne sais pas si cela annoncera le retour du suprême Mangi.»

« Mon grand-père était un chef traditionnel de notre tribu. Ceux qui soutiennent le rétablissement des chefferies m’ont invité à leurs réunions, mais j’ai toujours refusé. Je ne suis pas intéressé ». Et de noter qu’il est inutile de discuter la question de chefferie dans les réunions.

« Nous ne devrions pas revenir à une réflexion tribale. Des choses comme notre tribu ne sont pas prises en compte. Si vous faites revenir cela, ce serait un retour en arrière », a-t-il averti.

Selon The Citizen, certains participants ont soutenu la position de Kikwete. Pour eux, le retour des chefferies pourrait diviser le pays sur des bases ethniques.

Source: IWACU Burundi

By pr.web

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