Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur la situation dans la région des Grands Lacs (28 octobre 2022)

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd’hui, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois d’octobre, M. Michel Xavier Biang (Gabon):

Les membres du Conseil de sécurité se sont réunis le 26 octobre 2022 pour examiner la situation dans la région des Grands Lacs. Ils ont entendu un exposé de Xia Huang, Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs, et salué l’action qu’il mène en faveur du processus de paix dans la région.

Les membres du Conseil ont redit qu’ils s’inquiétaient de la résurgence du Mouvement du 23 mars et de la recrudescence de l’activité des groupes armés dans les provinces orientales de la République démocratique du Congo, qui risquaient d’annuler les progrès accomplis dans l’instauration d’un climat de confiance dans la région des Grands Lacs, de porter davantage atteinte à la sécurité et à la stabilité dans la région et d’aggraver la situation humanitaire. Ils ont une nouvelle fois fermement condamné tous les groupes armés nationaux et étrangers présents dans le pays.

Les membres du Conseil ont demandé qu’on redouble d’efforts pour désamorcer les tensions et qu’on s’abstienne de toute déclaration incendiaire. Ils ont salué les efforts politiques et diplomatiques déployés par les chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est et le Président angolais pour rétablir la confiance, résoudre les différends par le dialogue et parvenir à une paix et une sécurité durables, ainsi que pour continuer d’utiliser les organisations et les mécanismes sous-régionaux existants. Ils ont pris acte du communiqué conjoint de la rencontre trilatérale entre les Présidents de la France, de la République démocratique du Congo et du Rwanda.

Les membres du Conseil ont pris acte des mesures prises pour rendre opérationnelle la Force régionale et permettre le déploiement des forces burundaises et ougandaises et souligné qu’il fallait protéger les civils et se coordonner et échanger des informations avec la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). Ils ont souligné que toutes les opérations devaient être conduites dans le strict respect du droit international, notamment le droit international humanitaire et le droit international des droits de l’homme, selon qu’il convenait. Ils ont souhaité que l’on continue d’apporter un appui à l’Envoyé spécial et au Représentant spécial du Secrétaire général en République démocratique du Congo et Chef de la MONUSCO.

Les membres du Conseil ont demandé à tous les groupes armés de mettre immédiatement fin à toute forme de violence et exhorté tous les groupes armés congolais à participer sans condition au Programme de désarmement, de démobilisation, de redressement local et de stabilisation (P-DDRCS), et les groupes armés étrangers à désarmer immédiatement et à retourner dans leur pays d’origine.

Les membres du Conseil ont souligné le rôle que jouaient les mesures non militaires, notamment les mesures de développement, de coopération et d’intégration économiques, dans la résolution des problèmes existants, en ce qu’elles promouvaient la paix régionale et venaient à l’appui des initiatives nationales favorisant davantage la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la transparence et une concurrence économique équitable.

Les membres du Conseil ont fermement condamné l’exploitation et le commerce illicites des ressources naturelles par les groupes armés et les réseaux criminels transnationaux qui les appuyaient, lesquels faisaient obstacle à une paix durable et au développement. Ils ont demandé que de nouvelles mesures soient prises pour lutter contre le financement des groupes armés par l’exploitation et le commerce illicites des ressources naturelles, notamment par le renforcement des capacités nationales chargées de la réglementation et de la répression, de façon à assurer la mise en place d’une diligence raisonnable aux fins d’un approvisionnement en minerais responsable et transparent et à permettre une utilisation productive légale des ressources naturelles, et par la mise en œuvre rapide des recommandations de l’atelier de haut niveau de Khartoum, de façon à contribuer à la consolidation de la paix et au développement durable.

Les membres du Conseil ont rappelé l’importance de l’état de droit et de l’entraide judiciaire régionale et enjoint à tous les acteurs de s’acquitter des obligations que leur imposait le droit international, notamment le droit international humanitaire et le droit international des droits de l’homme, d’amener les auteurs de violations à répondre de leurs actes, notamment à travers des mécanismes et cadres régionaux, et d’appuyer véritablement les mesures de prévention des conflits en mettant fin à la culture de l’impunité. Ils ont salué les efforts déployés en faveur du programme pour les femmes et la paix et la sécurité et du programme pour les jeunes et la paix et à la sécurité dans la région.

Les membres du Conseil ont réaffirmé leur ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo. Ils ont réaffirmé leur plein appui à l’Envoyé spécial du Secrétaire général et demandé à la communauté internationale de continuer d’aider les pays et les organisations de la région, y compris dans le cadre des processus de Nairobi et de Luanda menés sous l’égide de la Communauté d’Afrique de l’Est, à avancer sur la voie de la paix, de la sécurité et du développement, notamment en maintenant leur appui à l’application de la Stratégie des Nations Unies pour la consolidation de la paix et la prévention et le règlement des conflits dans la région des Grands Lacs ainsi que son plan d’action et à la mise en œuvre de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération.

Source: UN Security Council

Mwaro : Nyabihanga se dote d’un nouveau marché

Créer un point d’approvisionnement pour ceux qui empruntent la RN 18 et multiplier les sources de revenus pour la commune, ce sont les deux principales motivations qui ont poussé l’administration communale à installer un marché, à Gitaka, près de la nouvelle route macadamisée, RN18.

« Avec ce nouveau marché, nous allons sans doute augmenter les entrées dans la caisse communale », indique Gérard Nizigiyimana, administrateur de Nyabihanga. Installé sur la colline Munago, il ajoute que ce marché va aussi faciliter le travail aux commerçants originaires des coins éloignés du chef-lieu communal : « En fait, ils faisaient un long trajet pour venir exercer leur commerce dans le marché de Nyabihanga. Ils vont alors s’installer dans ce nouveau marché. »

Selon lui, il sera aussi très bénéfique pour les exploitants agricoles des vallées de la Ruvyironza et Waga. Sans douter qu’avec cette nouvelle route macadamisée, espère-t-il, des gens en provenance de Bujumbura, Mwaro, Gitega, … vont venir s’approvisionner en certaines denrées agricoles comme les choux, les pommes de terre, bananes, etc. Son rêve est de créer Bugarama II : « Quand on passe à Bugarama, on trouve des fruits, des légumes, … Pourquoi pas ici à Gitaka ? Que les gens apprennent à cultiver des carottes, des fruits, … pour que les passants n’en manquent pas en cas de besoin. Et je suis sûr qu’on va y arriver. »

M. Nizigiyimana, administrateur de la commune Nyabihanga, précise que ce marché a été construit sur les fonds de la commune et des contributions des natifs.

Mis à part les travaux manuels exercés lors des travaux communautaires, le coût total oscille autour de 10 millions BIF. Il comprend un espace destiné à l’installation des stands et un hangar construit sur une superficie de 25 m sur 7 m. Selon cet administratif, le début effectif des activités est prévu pour mercredi prochain. Et le marché se tiendra deux fois par semaine : mercredi et vendredi.

Avec ce nouveau marché, la commune Nyabihanga va compter deux marchés fonctionnels dont celui de Mbogora encore en chantier.

La Route Nationale 18 (RN18) relie Nyakararo-Mwaro-Kibumbu-Songa (Gitega), elle est très fréquentée aujourd’hui par les voyageurs en provenance de Rutana, Ruyigi, Gitega, etc.

Source: IWACU Burundi

Au coin du feu avec Anicet Niyonkuru

Dans le Burundi traditionnel, le soir, au coin du feu, la famille réunie discutait librement. Tout le monde avait droit à la parole et chacun laissait parler son cœur. C’était l’heure des grandes et des petites histoires. Des vérités subtiles ou crues. L’occasion pour les anciens d’enseigner, l’air de rien, la sagesse ancestrale. Mais au coin du feu, les jeunes s’interrogeaient, contestaient, car tout le monde avait droit à la parole. Désormais, toutes les semaines, Iwacu renoue avec la tradition et transmettra, sans filtre, la parole longue ou lapidaire reçue au coin du feu. Cette semaine, au coin du feu, Anicet Niyonkuru.

Votre qualité principale ?

J’ai l’amour du travail bien fait. En plus, je suis patient et persévérant. J’ai aussi l’amour du prochain. Dans ma manière d’aimer le prochain, il peut arriver souvent que je sois un peu naïf parce que je fais souvent trop de confiance. Mais ma confiance commence avec une grande force et cela diminue jusqu’à atteindre zéro. Quand je suis déçu, c’est irrécupérable.

Votre défaut principal ?

Je n’en vois pas beaucoup. Peut-être, ce sont les autres qui sont mieux placés pour le dire. Mais j’ai cette façon d’avoir trop de confiance aux gens et parfois je suis déçu.

La qualité que vous préférez chez les autres ?

J’aime les gens qui travaillent et réfléchissent à un niveau très élevé. Quand je suis avec quelqu’un qui réfléchit à un niveau très supérieur au mieux, cela m’enrichit parce que je n’ai pas de complexe de ne pas savoir. J’aime apprendre et causer avec des gens qui gravitent dans d’autres domaines. J’aime aussi les personnes honnêtes.

Le défaut que vous ne tolérez pas chez les autres ?

Je ne tolère pas la malhonnêteté. Quelqu’un peut avoir d’autres défauts mais il faut qu’il soit sincère. J’ai longtemps vécu en Allemagne, j’ai remarqué que la sincérité est la première qualité chez les Allemands.

La femme que vous admirez le plus ?

C’est mon épouse qui malheureusement n’est pas avec moi, pour le moment. Elle vit en Allemagne. Elle a vécu des moments difficiles avec moi. J’ai vécu avec elle pendant des moments où on n’avait rien comme revenu, mais nous avons survécu. Elle a pu supporter cette situation avec dignité et a bien éduqué nos enfants.

L’homme que vous admirez le plus ?

C’est mon père qui a été très dur et rigoureux envers moi. Mais sa rigueur a construit ma personnalité. De temps en temps, il mélangeait la rigueur avec l’affection. Quand un enfant faisait quelque chose de bien, il le félicitait publiquement devant les autres. Mais par contre en cas de faute, il fallait s’attendre à une bastonnade.

Votre plus beau souvenir ?

C’est quand j’ai échappé à la mort en 1994. J’aime souvent dire que la bière m’a sauvé. Ma mère est venue rendre visite à mon grand-frère à Bujumbura et elle a amené une bière de sorgho.

Je suis allé la rencontrer et nous avons discuté un long moment. C’est d’ailleurs, malheureusement, ma dernière causerie avec elle. Et la même nuit, des étudiants de mon âge sont venus me chercher dans le campus pour me tuer, mais je n’étais pas là. Je me souviens de cette dernière conversation que j’ai eue avec ma mère et qui a fait que je dors au quartier. C’est ainsi que j’ai été sauvé. Pour moi, c’est un bon souvenir.

Votre plus triste souvenir ?

L’un des pires souvenirs, c’est le jour où des militaires, en pleine crise, ont largué des obus sur Kamenge en 1995. J’étais au quartier et j’étais gardé par des jeunes FDD dénommés « Intagoheka » (les vigilants). Un jeune parmi mes gardes a vu sa jambe traversée par un éclat d’obus. L’amputation de cette jambe s’ensuivit. Il est mort d’une hémorragie devant mes yeux. Je l’ai enterré moi-même avec les collègues. Je vois la scène comme si c’était hier, alors qu’il y a de cela 27 ans.

Votre plus grand malheur ?

C’est de mourir avant la fin des études de mes enfants. J’ai encore deux enfants qui poursuivent leurs études en Europe. J’aimerais les appuyer pour faire des études plus poussées que les miennes.

La plus belle date de l’histoire burundaise ?

C’est bel et bien la victoire de feu président Melchior Ndadaye aux élections présidentielles le 1 juin 1993. J’ai chanté la victoire de la démocratie jusqu’à ce que ma voix disparaisse. Une victoire que je connais et que j’ai vécue moi-même.

La plus terrible ?

C’est le 29 avril 1972 où a commencé le malheur des Burundais. C’est la date qui est même à l’origine d’autres crises qui ont endeuillé le Burundi.

Le métier que vous auriez aimé faire ? Et pourquoi ?

Quand j’étais à l’école secondaire, je projetais faire le droit. Mais malgré que j’avais fait comme premier choix la faculté de droit pour entrer à l’Université du Burundi en 1990, j’ai été orienté dans la faculté des Lettres et Sciences Humaines, dans le département de langue et littérature françaises. Un choix qui je n’avais pas fait.

J’aurais aimé être juriste parce que j’aime la justice. Le droit peut être négatif mais la justice est toujours positive. Je suis partisan de l’harmonie et de la cohabitation entre les gens. Il faut privilégier toujours la solution avant de recourir à la punition. Mais, plus tard, j’ai aimé le département.

En tant qu’ancien secrétaire permanent au ministre de la Communication, quelle appréciation faites-vous de l’évolution du monde médiatique au Burundi ?

Sur le plan du travail, il y a des médias professionnels. Des médias qui traitent l’information d’une manière professionnelle. D’autres médias qui recrutent des jeunes, et ces derniers sont là pour chercher du travail mais qui ne traitent pas l’information de manière professionnelle.

Quand j’écoute certains jeunes qui sont en train d’animer des émissions, faire des reportages ou donner des nouvelles des provinces, le constat est amer par rapport à leur niveau de français. Ça me fait vraiment mal au cœur. Quand un reporter commet beaucoup de fautes de français, ça dénature un peu l’information. Il y a aussi cette pauvreté qui hantent les organes de presse à telle enseigne qu’il existe des médias qui ne parviennent pas à rémunérer leurs employés.

Que faire ?

Il y a lieu de professionnaliser le métier de journalisme. A ce titre, j’avais lutté beaucoup pour qu’il y ait renforcement des capacités des journalistes et hausse du fonds d’appui aux médias afin de trouver une solution à cette précarité des conditions de vie des journalistes.

Une floraison de médias en ligne. Qu’en dites-vous ?

Pour moi, c’est quelque chose de positif. Il y a des jeunes qui sont passionnés à donner l’information. Même s’ils ne sont pas professionnels, ils contribuent à l’animation de la vie publique.

Cependant, la plupart ignore l’éthique et la déontologie. Parfois, ils versent dans les travers ou les injures. C’est pourquoi avec la nouvelle loi sur la presse, ils doivent être contrôlés. Ils doivent avoir une autorisation du Conseil national de la communication pour publier sur le Burundi.

Sinon, il faudra que les pouvoirs publics prennent contact avec « You tube et Google » pour les bloquer. Qu’ils ne continuent pas de publier sur le Burundi, s’ils n’ont pas de notions de traitement de l’information, d’éthique et de déontologie du métier.

Votre passe-temps préféré ?

Ici au Burundi, c’est la lecture. Je suis toujours à la recherche de l’information et du savoir. En Europe, je lisais et j’écrivais. Avant aussi, je jouais au tambour.

Votre lieu préféré au Burundi ?

C’est mon village natal à Musotera, dans la commune Mpinga-Kayove, province Rutana. Je m’y rends souvent et j’aime partager la bière de banane avec les vieux du village.

Le pays où vous aimeriez vivre ?

C’est au Burundi. J’ai vécu à l’étranger pendant 25 ans : 6 ans en Afrique de l’ouest, 19 ans en Europe. J’ai quitté l’Europe pour m’installer dans ce beau pays. Je n’ai plus envie de vivre en Europe. Et quand j’y vais c’est pour rendre visite à ma famille pendant une ou deux semaines et je retourne.

Le voyage que vous aimeriez faire ?

De temps en temps, je pense à faire des voyages de découverte des lieux touristiques, d’échange d’expérience, pas sous formes de voyages d’études classiques, mais aller visiter des lieux qui m’apprennent quelque chose.

Votre rêve de bonheur ?

Ma famille se trouve pour le moment en Europe. Mon rêve est de vivre avec toute ma famille au Burundi. J’ai déjà une fille mariée et qui a deux enfants, j’aimerai que mes petits enfants découvrent mon pays.

Votre plat préféré ?

Je n’ai pas vraiment de préférence mais le haricot ne manque jamais sur mon plat.

Votre chanson préférée ?

J’aime les chansons d’Amissi Canjo. J’aime les chanteurs qui exploitent des thèmes profonds tout en détestant les chansons où on dit : « je t’aime, je t’aime ».

Quelle radio écoutez-vous ?

La radio Insanganiro et la RTNB.

Avez-vous une devise ?

Après le travail, c’est le travail.

Votre définition de la démocratie ?

C’est une manière de se choisir les dirigeants.

Votre définition de la justice ?

C’est la manière de départager les personnes qui sont dans une situation de mésentente. La justice, ce sont aussi les textes, les balises, les garde-fous qui démontrent bien comment les gens doivent se comporter. C’est réglementer la manière d’agir des populations.

Qu’est-ce qui vous a poussé à embrasser la carrière politique ?

Je suis dans la politique depuis les années 1987. Je me suis intéressé au Palipehutu, un parti clandestin qui nous livrait des informations sous forme de tracts mais qui nous plaisaient beaucoup. On était dans un monde monopartite, avec le seul parti Uprona, on avait besoin de savoir ce qui se passait autour de nous. C’est en lisant les tracts du Palipehutu que je suis entré en politique.

Et après ?

En 1990, j’ai adhéré au parti Sahwanya-Frodebu. Il fallait faire un autre pas vers un militantisme politique officiel et légal.

Et à quand et pourquoi la création du parti Conseil des patriotes (Cdp) ?

Le Cdp a été fondé en 2007. J’avais une ligne politique de sortie de crise liée à la démocratie, au développement, à la pauvreté, à l’instabilité chronique. Avec l’arrivée au pouvoir du Cndd-Fdd, en 2005, nous avons vu la résurgence d’une crise au sein de la lutte armée et avec des tâtonnements inacceptables au niveau de la gouvernance politique.

Il s’observait que Hussein Radjabu, ancien président du Cndd-Fdd et député, avait en même temps une main dans le législatif et dans l’exécutif.

Je dois rappeler que j’ai longtemps lutté au Cndd de Léonard Nyangoma. En quittant le Burundi, j’ai continué à soutenir le Cndd-Fdd.

Alors, constatant les dérives du parti au pouvoir, on s’est dit, il faut penser à autre chose qui puisse sauver le Burundi. D’où la création du parti Cdp-Inserukarukamye (les intrépides). Un parti qui a été créé pendant les moments durs. Quand on est en face d’une situation dure, on ne la fuit pas, on l’affronte.

Justement d’aucuns s’interrogent sur cette dénomination disant que votre parti n’a jamais été au front ?

Ceux-là sont des gens qui ne nous connaissent pas. Tous ceux qui ont créé le Cdp ont été au front. Avec le début de la rébellion à Kamenge contre le pouvoir de l’Uprona, nous avons été les premiers à animer la résistance à Kamenge avec les jeunes « Intagoheka ». D’ailleurs, je vous ai dit que j’étais gardé. J’avais une garde de 11 éléments armés.

Je dois informer l’opinion que c’est moi qui ai recruté les 56 intellectuels qui sont arrivés dans la Kibira pour des entraînements militaires. Parmi ces intellectuels figurent actuellement des hauts gradés.

En plus, avec le journal le « Témoin-Nyabusorongo » que je présidais, nous avons essayé de donner un peu d’énergie à ceux qui luttaient contre la dictature d’alors. Avant de m’exiler, j’ai été toujours aux côtés des combattants.

Pourquoi n’avez-vous pas voulu rejoindre les autres au maquis ?

Je dois préciser que je me suis marié très jeune en 1995. Quand j’ai dit à ma femme, qui était enceinte et résidait en Côte d’Ivoire, que j’allais rejoindre les autres dans le maquis, elle a failli avorter. Par peur de cet avortement, je lui ai dit que je renonce d’y aller et que je vais la rejoindre sous peu.

Avec les dernières présidentielles, vous avez battu campagne du côté du Cndd-Fdd. Pourquoi cette alliance ?

Ce n’était pas une question d’alliance, c’était plutôt une question d’appréciation politique. Je venais fraîchement de l’étranger en décembre 2019 pour participer aux élections de juin 2020. Le temps était court. Quand nous avons présenté le dossier pour les présidentielles, il a été rejeté. N’ayant pas de candidat aux présidentielles, il fallait donner les voix à quelqu’un d’autre. Nous avons opté pour le général Evariste Ndayishimiye pour les raisons suivantes.

Il a collaboré avec moi quand je négociais mon retour et celui des autres exilés politiques se trouvant en Europe. Il avait été mandaté par feu président Pierre Nkurunziza pour nous écouter. Et quand quelqu’un vous écoute et qu’il met en application les clauses convenues, celui-là est honnête.

De plus, et à ma connaissance, c’est quelqu’un qui a les mains propres. Il n’a pas de dossiers de corruption ou de détournement des deniers publics qui traînent derrière lui. Bref, nous n’avons pas perdu nos voix. Nous les avons plutôt orientées là où il fallait.

Qu’est-ce qui vous a poussé à quitter le Cnared ?

Pour moi et les autres amis, il ne fallait pas que l’opposition soit toujours absente dans les élections. Elle a été absente en 2010 et 2015. Nous avons dit non en 2020.

Mes amis au Cnared m’ont traité de tous les noms. Mais j’avais une ferme conviction qu’il fallait participer à tout prix aux élections. Un homme politique ne doit pas fuir les élections tout en prétextant par exemple qu’elles sont mal préparées ou truquées d’avance. « Venez les préparer et les surveiller avec les autres ».

Que le Cnared ne participe pas aux élections n’était pas mon souci. J’ai décidé de le quitter et je suis tranquille.

Beaucoup d’années en exil, que ce soit en Afrique et en Europe. Des regrets par rapport à ce parcours ?

Pas du tout. Mon parcours a été un parcours de la vie et d’apprentissage. En Côte d’Ivoire, j’y ai décroché deux diplômes universitaires. Et la guerre a éclaté au moment où j’allais en avoir un autre. J’y ai aussi travaillé dans des sociétés de communication.

En Europe, surtout en Allemagne, j’y ai appris les méandres de la vie et du monde du travail. J’ai côtoyé plusieurs personnes de différentes nationalités avec des tempéraments différents.

Ce qui m’a manqué, c’est la mère-patrie. Bref, l’exil a été une école de la vie pour moi.

Croyez-vous à la bonté humaine ?

A moitié. Ceci parce qu’il y a beaucoup de trahisons dans ce monde. Les amis se trahissent. L’homme n’est pas nécessairement bon parce que les intérêts priment avant l’humanité.

Pensez-vous à la mort ?

J’y pense le plus rarement du monde. Quand ça survient, c’est pour moi une mauvaise surprise. Je ne casse pas mon subconscient à penser à la mort.

Si vous comparaissez devant Dieu, que lui direz-vous ?

Je n’ai pas les mots pour le dire. Dieu est extraordinaire, incomparable. Quand je vois comment il a créé l’homme, toute partie a été calculée avec une précision extraordinaire qui dépasse notre entendement.

Propos recueillis par Félix Haburiyakira

Source: IWACU Burundi

ROSEN, TRUSTED AND TOP RANKED INVESTOR COUNSEL, Encourages Palantir Technologies Inc. Investors to Secure Counsel Before Important Deadline in Securities Class Action – PLTR

NEW YORK, Oct. 28, 2022 (GLOBE NEWSWIRE) —

WHY: Rosen Law Firm, a global investor rights law firm, reminds purchasers of the securities of Palantir Technologies Inc. (NYSE: PLTR) between November 9, 2021 and May 6, 2022, both dates inclusive (the “Class Period”), of the important November 14, 2022 lead plaintiff deadline.

SO WHAT: If you purchased Palantir securities during the Class Period you may be entitled to compensation without payment of any out of pocket fees or costs through a contingency fee arrangement.

WHAT TO DO NEXT: To join the Palantir class action, go to https://rosenlegal.com/submit-form/?case_id=8711 or call Phillip Kim, Esq. toll-free at 866-767-3653 or email pkim@rosenlegal.com or cases@rosenlegal.com for information on the class action. A class action lawsuit has already been filed. If you wish to serve as lead plaintiff, you must move the Court no later than November 14, 2022. A lead plaintiff is a representative party acting on behalf of other class members in directing the litigation.

WHY ROSEN LAW: We encourage investors to select qualified counsel with a track record of success in leadership roles. Often, firms issuing notices do not have comparable experience, resources or any meaningful peer recognition. Many of these firms do not actually handle securities class actions, but are merely middlemen that refer clients or partner with law firms that actually litigate the cases. Be wise in selecting counsel. The Rosen Law Firm represents investors throughout the globe, concentrating its practice in securities class actions and shareholder derivative litigation. Rosen Law Firm has achieved the largest ever securities class action settlement against a Chinese Company. Rosen Law Firm was Ranked No. 1 by ISS Securities Class Action Services for number of securities class action settlements in 2017. The firm has been ranked in the top 4 each year since 2013 and has recovered hundreds of millions of dollars for investors. In 2019 alone the firm secured over $438 million for investors. In 2020, founding partner Laurence Rosen was named by law360 as a Titan of Plaintiffs’ Bar. Many of the firm’s attorneys have been recognized by Lawdragon and Super Lawyers.

DETAILS OF THE CASE: According to the lawsuit, throughout the Class Period, defendants made false and/or misleading statements and/or failed to disclose that: (1) Palantir’s investments in marketable securities were having a significant negative impact on the Company’s earnings per share (“EPS”) results; (2) Palantir overstated the sustainability of its government segment’s growth and revenues; (3) Palantir was experiencing a significant slowdown in revenue growth, particularly among its government customers, despite ongoing global conflicts and market disruptions; (4) as a result of all the foregoing, Palantir was likely to miss consensus estimates for its first quarter 2022 (“Q1”) EPS and second quarter 2022 (“Q2”) sales outlook; and (5) as a result, the Company’s public statements were materially false and misleading at all relevant times. When the true details entered the market, the lawsuit claims that investors suffered damages.

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KSS FINAL DEADLINE TUESDAY: ROSEN, SKILLED INVESTOR COUNSEL, Encourages Kohl’s Corporation Investors to Secure Counsel Before Important November 1 Deadline in Securities Class Action – KSS

NEW YORK, Oct. 28, 2022 (GLOBE NEWSWIRE) —

WHY: Rosen Law Firm, a global investor rights law firm, reminds purchasers of the securities of Kohl’s Corporation (NYSE: KSS) between October 20, 2020 and May 19, 2022, both dates inclusive (the “Class Period”), of the important November 1, 2022 lead plaintiff deadline.

SO WHAT: If you purchased Kohl’s securities during the Class Period you may be entitled to compensation without payment of any out of pocket fees or costs through a contingency fee arrangement.

WHAT TO DO NEXT: To join the Kohl’s class action, go to https://rosenlegal.com/submit-form/?case_id=8539 or call Phillip Kim, Esq. toll-free at 866-767-3653 or email pkim@rosenlegal.com or cases@rosenlegal.com for information on the class action. A class action lawsuit has already been filed. If you wish to serve as lead plaintiff, you must move the Court no later than November 1, 2022. A lead plaintiff is a representative party acting on behalf of other class members in directing the litigation.

WHY ROSEN LAW: We encourage investors to select qualified counsel with a track record of success in leadership roles. Often, firms issuing notices do not have comparable experience, resources or any meaningful peer recognition. Many of these firms do not actually handle securities class actions, but are merely middlemen that refer clients or partner with law firms that actually litigate the cases. Be wise in selecting counsel. The Rosen Law Firm represents investors throughout the globe, concentrating its practice in securities class actions and shareholder derivative litigation. Rosen Law Firm has achieved the largest ever securities class action settlement against a Chinese Company. Rosen Law Firm was Ranked No. 1 by ISS Securities Class Action Services for number of securities class action settlements in 2017. The firm has been ranked in the top 4 each year since 2013 and has recovered hundreds of millions of dollars for investors. In 2019 alone the firm secured over $438 million for investors. In 2020, founding partner Laurence Rosen was named by law360 as a Titan of Plaintiffs’ Bar. Many of the firm’s attorneys have been recognized by Lawdragon and Super Lawyers.

DETAILS OF THE CASE: According to the lawsuit, throughout the Class Period, defendants made false and/or misleading statements and/or failed to disclose that: (1) Kohl’s Strategic Plan was not well tailored to achieving the Company’s stated goals; (2) defendants had likewise overstated Kohl’s success in executing its Strategic Plan; (3) Kohl’s had deficient disclosure controls and procedures, internal control over financial reporting, and corporate governance mechanisms; (4) as a result, Kohl’s Board was able to and did withhold material information from shareholders about the state of the Company in the lead-up to the Company’s annual meeting; (5) all the foregoing, once revealed, was likely to have a material negative impact on Kohl’s financial condition and reputation; and (6) as a result, defendants’ public statements were materially false and misleading at all relevant times. When the true details entered the market, the lawsuit claims that investors suffered damages.

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EQUITY ALERT: Rosen Law Firm Encourages Compass Minerals International, Inc. Investors to Secure Counsel Before Important Deadline in Securities Class Action – CMP

NEW YORK, Oct. 28, 2022 (GLOBE NEWSWIRE) — WHY:  Rosen Law Firm, a global investor rights law firm, announces the filing of a class action lawsuit on behalf of purchasers of the securities of Compass Minerals International, Inc. (NYSE: CMP) between October 31, 2017 and November 18, 2018, both dates inclusive (the “Class Period”). A class action lawsuit has already been filed. If you wish to serve as lead plaintiff, you must move the Court no later than December 20, 2022.

SO WHAT: If you purchased Compass Minerals securities during the Class Period you may be entitled to compensation without payment of any out of pocket fees or costs through a contingency fee arrangement.

WHAT TO DO NEXT: To join the Compass Minerals class action, go to https://rosenlegal.com/submit-form/?case_id=8924 or call Phillip Kim, Esq. toll-free at 866-767-3653 or email pkim@rosenlegal.com or cases@rosenlegal.com for information on the class action. A class action lawsuit has already been filed. If you wish to serve as lead plaintiff, you must move the Court no later than December 20, 2022. A lead plaintiff is a representative party acting on behalf of other class members in directing the litigation.

WHY ROSEN LAW: We encourage investors to select qualified counsel with a track record of success in leadership roles. Often, firms issuing notices do not have comparable experience, resources or any meaningful peer recognition. Be wise in selecting counsel. The Rosen Law Firm represents investors throughout the globe, concentrating its practice in securities class actions and shareholder derivative litigation. Rosen Law Firm has achieved the largest ever securities class action settlement against a Chinese Company. Rosen Law Firm was Ranked No. 1 by ISS Securities Class Action Services for number of securities class action settlements in 2017. The firm has been ranked in the top 4 each year since 2013 and has recovered hundreds of millions of dollars for investors. In 2019 alone the firm secured over $438 million for investors. In 2020, founding partner Laurence Rosen was named by law360 as a Titan of Plaintiffs’ Bar. Many of the firm’s attorneys have been recognized by Lawdragon and Super Lawyers.

DETAILS OF THE CASE: According to the lawsuit, throughout the Class Period, defendants repeatedly assured investors that the continuous mining and continuous haulage (“CMCH”) upgrade at the Goderich mine, the largest underground rock salt mine in the world located in Ontario, Canada, was on track to materially reduce costs and boost Compass Minerals’ operating results starting in 2018. However, defendants’ statements were misleading because they failed to tell investors that costs at the Goderich mine were increasing rather than decreasing. The Compass Materials class action lawsuit further alleges that defendants also misrepresented the amount of salt Compass Minerals was able to produce at Goderich using the new CMCH equipment and failed to disclose how the known and ongoing production shortfalls it was experiencing were reasonably expected to reduce its future operating income. When the true details entered the market, the lawsuit claims that investors suffered damages.

To join the Compass Minerals class action, go to https://rosenlegal.com/submit-form/?case_id=8924 or call Phillip Kim, Esq. toll-free at 866-767-3653 or email pkim@rosenlegal.com or cases@rosenlegal.com for information on the class action.

No Class Has Been Certified. Until a class is certified, you are not represented by counsel unless you retain one. You may select counsel of your choice. You may also remain an absent class member and do nothing at this point. An investor’s ability to share in any potential future recovery is not dependent upon serving as lead plaintiff.

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        Laurence Rosen, Esq.
Phillip Kim, Esq.
The Rosen Law Firm, P.A.
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